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EAN : 9782221112069
132 pages
Robert Laffont (19/03/2009)
3.9/5   70 notes
Résumé :

Nous devons remercier Siegfried Lenz pour ce livre d'une grande poésie. Peut-être est-ce son plus beau roman. » Frankfurter Allgemeine Zeitung

Dans une petite ville de la Baltique bercée par le rythme incessant des vagues, Christian, dix-huit ans, assiste à la minute de silence observée par tout le lycée en mémoire de Stella Petersen, professeur d'anglais morte en mer. À la fin de la cérémonie, Christian vole la photographie de Stella : a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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« Peut-être faut-il que ce qui nous rend heureux repose et soit préservé en silence ».

Que ce court roman est beau, empli d'une douceur que le cadre maritime vient amplifier…Les landes sépia des côtes de la mer Baltique, l'île aux oiseaux léchée par les vagues, l'odeur âcre du varech, le village de pêcheurs dominé par le bruit des oiseaux, ces étendues immenses de la mer du nord, aquarelles aux couleurs évanescentes se moirant au gré des nuages, du vent et des marées, la digue offrant une grande étendue verte le long de la mer, seul trait de couleur dans ce paysage monochrome, sertissent de leur écrin sauvage une histoire d'amour entre un étudiant de dix-huit ans et sa jeune professeure d'anglais.

Le roman débute par un moment bien singulier : les élèves et les professeurs du lycée se recueillent. C'est précisément cette professeure d'anglais, Stella Petersen, qui a péri en mer, dans une tempête. Son jeune amant, Christian, est totalement affligé, il fait pour la première fois l'expérience de la perte et du deuil. Ses pensées, pendant cette minute de silence, virevoltent entre le recueillement face à la photo de la femme tant aimée qui fut son premier amour et les souvenirs de leur trop courte idylle où se mêlaient découverte du plaisir et angoisse de l'interdit. Un tel amour, même s'il a dix-huit, est en effet mal accepté dans les sociétés.

La plume feutrée de l'allemand Siegfried Lenz est pudique, délicate, gracieuse, sobre. Beaucoup de sentiments se devinent dans les silences, ces non-dits lourds de sens. le lecteur n'a aucune envie de connaitre leur intimité, elle se suppose, comme si nous regardions ce couple un peu en retrait, presque sur la pointe des pieds, évocation discrète qui la rend d'autant plus belle et profonde, à l'image de ces paysages austères dont l'incroyable beauté n'a rien de tapageuse.

« Je lui ai retiré son maillot de bain, elle m'a laissé faire, elle m'a aidé, et nous nous sommes aimés là, dans le creux, près des pins ».

Cette plume singulière a le rythme du ressac avec ce va-et-vient incessant entre le présent lors de la cérémonie d'hommage et le passé avec les souvenirs qui assaillent le jeune homme, avec cette alternance entre le « elle » et le « tu », mettant en lumière la façon dont le jeune homme ressasse cette histoire fondatrice qui a le gout amer de l'inachevé.

Pourtant, il faut avouer que cette idylle de quelques semaines entre un étudiant et sa professeure était particulièrement fragile, voire vouée à l'échec. Je me suis demandée à plusieurs reprises si Stella ne jouait pas avec Christian et comment une professeure, aussi jeune et aussi belle soit-elle, pouvait aussi « facilement » succomber ainsi à son étudiant, mesurait-elle l'impact sur la psychologie de celui-ci, les conséquences ? Il faut dire que le jeu de Stella est beaucoup moins clair que celui de Christian, dédié lui entièrement et naïvement à sa passion. Cette femme est belle, énigmatique, insaisissable et a gardé un côté enfant. Sa chaleur le dispute à sa froideur. Mais l'auteur n'est pas à ce niveau de lecture, cela ne l'importe pas, il ne juge pas, ne cherche pas de causes ou de conséquences, il met en valeur uniquement le sentiment amoureux du garçon puis le chagrin de la perte avec délicatesse et pudeur et ne franchit jamais la limite du trivial. La mort tragique de Stella viendra rendre cette histoire d'autant plus pure et éternelle, la transformer en légende à cet âge des sentiments absolus.

« Ce qui est passé a existé et durera, accompagné de la douleur et de la peur qui lui appartient, je chercherai à trouver ce qui est perdu sans retour ».

Une minute de silence est un délicat et touchant roman d'initiation, initiation à l'amour, initiation à la mort, lumière et tragédie tressées de façon indissociable, un roman mélancolique empreint de poésie. L'art de cet auteur, âgé de 82 ans au moment de la rédaction de ce livre, est de toucher un thème délicat sans voyeurisme, sans exubérance, mais avec pudeur et grâce. Avec beaucoup de retenue. C'est un roman qui ne se raconte pas vraiment mais qui se ressent. Surtout si l'on a déjà perdu un amour, un jour…


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Lisant la derniere critique d'Afriqueah sur Annie Ernaux, je me suis demande si cette auteure avait un coeur. Triste pour elle. Heureusement, ce petit livre de Siegfried Lenz vient a point pour me reconcilier avec le genre humain. Lenz a un grand coeur. Il lui sert a ecrire avec une reelle emotion la beaute et l'illusion d'un amour aux circonstances difficiles, un amour impossible, ainsi que la peine, le desarroi, la desesperance d'un brusque deuil.

C'est la relation d'un amour entre un jeune homme, un etudiant de 18 ans, et sa maitresse d'anglais, pas beaucoup plus agee que lui. L'amour d'un ete. Sa fin avec un tragique accident en mer. Et la detresse du jeune homme.

Je suis epate par la sensibilite, l'infinie delicatesse de Lenz pour traiter tout cela. Pas seulement l'amour, sans frelateries grivoises ou malseantes; pas seulement le deuil, sans elancements criards; mais aussi un certain passage a l'age adulte, qui se fait en deux temps, un temps de bonheur, de projets, un temps de detresse, de silence. le titre renvoie a la minute de silence observee pendant la ceremonie commemorative organisee par l'ecole, mais le silence eplore du jeune homme dure de nombreux jours, s'etend sur de nombreuses pages. J'ai ressenti pour lui une grande pitie mais je sais qu'il a 18 ans, et j'ai espere pour lui qu'il s'en remette vite, meme s'il garde toute sa vie le souvenir de cet ete beau et tragique. En fait je sais que le processus de remission a eu lieu, parce que c'est lui le narrateur, qu'il a donc trouve la force de raconter, ou au moins qu'il est en cours, vu que cette narration est entrecoupee de phrases dirigees directement a son aimee, en un tutoiement encore endolori.

Lenz ne fait pas que marier le je, le tu et le on dans son texte, en une narration duelle qui permet au narrateur de nous livrer directement ses sentiments. Lenz entremele aussi les temps, le passe et le present, passant sans arret des rencontres des amants a la ceremonie funeraire celebree a l'ecole, pour mieux transmettre les etats-d'ame differents, opposes, du jeune homme. Une prouesse. Qui s'ajoute a ce ou a toujours excelle cet auteur: les descriptions de la cote allemande de la Baltique, sa luminosite et sa grisaille, des vents qui la balayent, de la mer et de ceux pour qui elle sert de lieu de travail. Tout un paysage physique et humain.

Une minute de silence est un livre emouvant. Un livre plein d'amour et de vie. L'amour et la vie reveles justement dans le silence par lequel il commence. le livre d'un auteur au grand coeur.
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C'est un village de pêcheurs en Allemagne au bord de la mer Baltique.
Le rythme incessant des vagues berce les pages de ce court roman d'une émotion tout en retenue. Siegfried Lenz, auteur germanique que je ne connaissais pas encore, dit avec pudeur, délicatesse, sans pathos, ce grand amour qui ne dura pas plus d'un été.
Le narrateur est un étudiant de dix-huit ans, Christian, d'une famille de pêcheurs.
Le texte s'ouvre sur une cérémonie commémorative en hommage à Stella Petersen, sa photo est disposée sur un chevalet devant une estrade jonchée de fleurs et de couronnes. Pour ce moment de recueillement, ses élèves, d'autres élèves, ses collègues enseignants, le directeur du lycée sont présents. Ils sont tous là et Christian est là aussi parmi eux. Stella enseignait l'anglais dans ce lycée. Dès la première page on sait ainsi que Stella n'est plus, sa vie a été fauchée brutalement lors d'un accident en mer au cours d'une tempête, on connaîtra bien plus tard les circonstances exactes. C'est Christian le narrateur qui s'adresse à elle dans ce texte, lui son élève, elle sa professeure d'anglais, elle et lui se sont aimés le temps d'un été, d'un amour clandestin.
L'histoire pourrait paraître banale, du déjà vu dans la dimension sulfureuse de cette rencontre, le goût du plaisir dans cette relation interdite par la morale entre une enseignante et son élève... J'ai forcément tout de suite pensé au film d'André Cayatte, Mourir d'aimer avec l'émouvante Annie Girardot et cette poignante chanson de Charles Aznavour qui s'entête en moi alors que j'écris ces mots qui n'ont rien à voir.
Le récit de Siegfried Lenz nous raconte une histoire fort différente.
C'est un livre épris des premières fois : c'est l'histoire d'un premier amour pour Christian, c'est aussi la première fois qu'un chagrin l'étreint, c'est le premier deuil de sa vie qui entre par le seuil de l'amour.
Dans une minute de silence, une seule minute, dans l'écho assourdissant d'une minute de silence beaucoup de choses peuvent se tenir, le va-et-vient du ressac, le cri des goélands, une voile qui claque dans le vent, l'île aux oiseaux où leur bateau un jour s'échoua par un coup de vent malencontreux ou plutôt heureux finalement, l'île où ils s'enlacèrent en attendant qu'on vienne les secourir, l'île où apprendre les premiers gestes d'amour dans le battement d'ailes des oiseaux... C'est sur cette île qu'ils deviendront amants.
Les jours suivants, ils se retrouvent de nouveau dans une salle de classe comme si presque rien ne s'était passé. Et c'est dans ce presque rien que la douleur de l'amour vient s'inviter aussi puisque Christian ne comprend pas l'indifférence forcée de Stella lorsqu'elle reprend son rôle de professeure d'anglais.
Ils se retrouveront par un autre chemin, dans le sillage des livres, The Adventures of Huck Finn, Animal Farms... Ces moments de partage, de lectures communes, sont inoubliables et le seront à jamais dans le coeur de Christian...
C'est âgé de quatre-vingt-deux ans que Siegfried Lenz écrivit ce récit qui sonne avec la justesse d'une confidence.
L'auteur nous offre au crépuscule de sa vie un roman intimiste, presque onirique où le thème de l'amour effleure le mystère des sentiments, de la mort, de la peur de l'oubli. C'est beau.
La mort de Stella ferme aussi de manière définitive le chemin de ce qui aurait pu devenir tôt ou tard celui d'un impossible amour.
Faut-il voir dans ce roman un simple récit d'initiation ?
Il m'a manqué un je-ne-sais-quoi, un presque-rien pour que la braise devienne incandescente et enflamme le coeur au bord de l'abîme.
Peut-être est-ce dû au personnage insaisissable de Stella, je n'ai pas su cerner dans les battements de son coeur ce qu'elle ressentait devant la naïve et touchante passion de celui qui était encore un peu un enfant. Peut-être que cette histoire est si intime que le narrateur n'a pas pu nous en révéler toute la saveur et l'amertume...

« Il faudrait qu'on se souvienne de la première fois qu'on a aimé pour de vrai, aimé cet autre qui vous a brisé le coeur. Ce moment précis où l'on s'est senti orphelin parce que cette présence nouvelle vous était désormais indispensable. » Joseph Incardona.
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"Love is a warm bearing wave"

J'aurais aimé aimer ainsi. J'aurais aimé écrire ainsi.
C'est sans doute cela la nostalgie, se souvenir de ce qui n'a pas eu lieu.
Une plume d'une délicatesse infinie caresse les plages venteuses de la Baltique, dessine l'île aux oiseaux, retient les amours pudiques, chromatise tendrement les immenses étendues de sable blond. Un plume rendue aux goélands, aux cormorans.
Christian, 18 ans, devient l'amant de la belle Stella, sa professeure d'anglais. Nous sommes au début du siècle quelque part sur une côte touristique de la Frise du nord. C'est l'endroit parfait pour une romance sépia, pour une romance salée.
Du déjà écrit, du déjà vu me direz vous ! Oui et non.
Oui pour l'histoire qui, comme vous le savez, se terminera tragiquement. Car tout commence par une véritable minute de silence pour honorer la mémoire de Stella Petersen, morte en mer dans de bien étranges circonstances. Les professeurs et les élèvent se recueillent. Christian, figé dans sa douleur, refait l'histoire dans sa tête, une histoire brève et éphémère, légère comme l'écume des âmes et puis rendue à la mer dans l'épouvante d'un champ de pierre. Il n'a même pas pu prendre la parole car c'est dans les non-dits que s'est tissée la tendresse et puis le reste.
Tout ça était couru d'avance, on l'a lue mille fois cette histoire d'amour entre un môme de 18 ans et son enseignante. Que nenni mes amis.
Siegfried Lenz écrit ce court texte alors qu'il a 82 ans. C'est un auteur prolixe, peu traduit en français. C'est un orfèvre. Il soupèse chacun de ses mots pour provoquer chez le lecteur un sentiment de grâce, un ressenti soyeux et merveilleux, avec l'élégante pudeur des grands façonneurs.
Roman d'initiation donc mais pas seulement. Animal Farm d'Orwell, tient dans ce récit une place importante, tout comme le récit du père de Stella qui, prisonnier des anglais devint ami avec l'un d'eux.
On comprend alors que Une minute de silence est d'un profond humanisme, qu'il fait du bien et qu'il apaise.
Je pourrais me faire mouette dans le sillage des amants, virevolter et rire comme le font ces oiseaux. Mais je préfère me faire miroir de l'opale baltique, refléter l'incroyable beauté de ces pages humbles et joyeuses, bercées par le va-et-vient du ressac, du "tu" et du "elle", du présent et du passé.
Restent quelques photos et la nostalgie des coeurs meurtris.
Ce livre magnifique est à lire doucement, tranquillement avec évidemment un brin de vague à l'âme.
Il vient à point nommé.
Lumineux.
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Dans un lycée d'un petit bourg de la côte Baltique, une minute de silence à la mémoire de Stella Petersen, jeune enseignante d'anglais, décédée suite à un accident en mer. Ses élèves et collègues y sont présents, parmi eux, Christian, son élève et amant, le temps d'un été. le jeune garçon se rappelle chaque instant de cet été-là, un premier amour, pour lui, portant toutes les espérances de la Vie, pour elle un peu plus compliqué....
Alternant passé et présent, le narrateur nous tangue en mer houleuse, cette mer, troisième personnage de ce court récit.
Une minute de silence( Schweigeminute,titre original), c'est aussi le silence(schweigen,se taire sur quelque chose) sur cette amour interdit et caché que Christian voudrait garder pour lui seul("... ce qui nous a rendu heureux doit reposer et être gardé dans le silence".p.126 v.o.).
Un très beau livre pleine d'émotions et de pudeur,qu'il faut prendre le temps de lire!
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
« Animal Farm est ce que l’on pourrait appeler une fable appliquée, ou une fable applicable, on cherche à nous dire quelque chose à travers autre chose, ce que nous découvrons au premier plan dissimule une vérité universelle, qu’on pourrait désigner comme la misère de la révolution. » Elle s’est arrêtée devant la bibliothèque, elle a continué à parler, contre l’étagère : « Pour les animaux, ce ne sont pas tellement les revendications habituelles de la Révolution qui comptent – plus de pain, plus de liberté –, ce qu’ils veulent, c’est mettre fin à la domination de l’homme, c’est un objectif limité, concret, qu’ils atteindront d’ailleurs. Mais la fondation d’une nouvelle civilisation marque le début de la misère. Elle commence par la constitution de classes et par l’aspiration de quelques-uns au pouvoir. » […] «Il existe un titre de livre que tu n’es pas obligé de connaître mais qui en dit long : La révolution dévore ses enfants».
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« Wir setzen uns mit Tränen nieder », « Nous nous asseyons en larmes » : c’est sur cette cantate que la chorale du lycée a ouvert la cérémonie commémorative, puis M. Block, notre directeur, s’est dirigé vers la tribune jonchée de couronnes. Il marchait à pas lents, c’est à peine s’il a jeté un regard vers la salle des fêtes comble ; arrivé au niveau de la photo de Stella, disposée sur un chevalet devant l’estrade, il a ralenti, il s’est raidi, ou a semblé se raidir, et s’est incliné profondément.
(Incipit)
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Cela ne faisait aucun doute : les fleurs dérivaient en direction de l'île aux oiseaux, bientôt, elles se déposeraient sur la plage peu fréquentée ; je vous ramasserai, ai-je pensé, je viendrai seul et vous éviterai de pourrir comme du goémon arraché par une mer houleuse, j'apporterai les fleurs dans la cabane de l'ornithologue et je les mettrai à sécher, elles seront toujours là dans ce lieu de complicité, tout sera là, tout restera. Je m'y intallerai pendant les vacances et je dormirai sur la couche de varech, dans le sommeil nous nous serrerons l'un contre l'autre, Stella, ta poitrine frôlera mon dos, je me tournerai vers toi et je te caresserai, et alors tout ce que la mémoire a conservé reviendra. Ce qui est passé a existé et durera, accompagné de la douleur et de la peur qui lui appartient, je chercherai à trouver ce qui est perdu sans retour.
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Tout en parlant, elle essuyait le sable de mon dos, de ma poitrine, à un moment elle s'est penchée si près que j'ai cru qu'elle avait découvert quelque chose, une ancienne blessure, une cicatrice, mais c'était autre chose qui l'avait frappée. "Elle sourit vraiment, a-t-elle dit, ta peau sourit vraiment, Christian." Stella avait lu qu'à certains moments la peau peut sourire et voilà qu'elle en avait apparemment trouvé la confirmation. Avec curiosité, et plus que de la curiosité, je me suis tourné sur le côté, mais il m'a bien fallu constater que ma peau était comme toujours et ne révélait pas même l'amorce d'un sourire.
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J'ai eu l'impression, Stella, qu'un fin drapeau de cendres se détachait de l'urne, s'élevait très légèrement avant de retomber sur l'eau. Elle a absorbé les cendres immédiatement, il n'est resté aucune trace, aucune preuve, on n'a entrevu qu'une disparition muette, une grammaire de l'adieu.
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Coup de coeur d'Isabelle Leclerc, librairie L'imagigraphe - Salon du livre 2015 avec lecteurs.com .Lecteurs.com, partenaire du Salon du livre de Paris 2015, a proposé à des libraires de partager leurs coups de c?ur format poche. En partenariat avec parislibairies.fr. Isabelle Leclerc de la librairie L'Imagigraphe, Paris 11ème nous parle du livre La Leçon d?allemand de Siegfried Lenz, Pavillons poche. http://www.lecteurs.com/livre/la-lecon-dallemand/245865
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