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Citations sur Amour malade (29)

Trente ans : le temps qu’il faut, dans une génération, pour passer de l’enfance à l’âge adulte. Tu deviens, pour des parents et leurs enfants, puis pour les enfants de ces enfants, bien mieux qu’une habitude : un rituel dont tu es l’unique prêtresse. Ta voix si particulière récitant la petite messe du temps qu’il fera s’installe dans les âmes et les cœurs, d’autant plus largement que tes collègues, soucieux de protéger leurs week-ends, t’ont laissé les samedis et dimanches, soit les jours de plus grande audience. C’est la revanche de Cendrillon : tu travailles quand les autres se détendent, mais les gens t’aiment de plus en plus nombreux.
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Dans la vieillesse on s’approche d’un point d’arrivée d’où il n’y aura plus de point de départ. Difficile d’échapper au sentiment de déjà trop vu que nous inflige ce qui autour de nous s’est usé, à force de devenir coutumier (meubles, plantes, ustensiles, fringues, conversations…).

Comme au détour d’un fleuve en crue où s’accumulent les débris qu’il charrie dans son cours, l’ensemble de notre vie s’entasse dans un recoin désespérant, amoncellement chaotique de choses qui furent autrefois témoins de nos désirs, de nos espérances, portes qui ne s’ouvrent sur aucun avenir, seulement sur des souvenirs.
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Ah ! si mon cœur osait encore se renflammer !
Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête ?
Ai-je passé le temps d’aimer ?
Que nous raconte-t-il, le vieux poète, dans la solitude de son bestiaire ? Les derniers vers de cette ode à l’amour vieillissant s’achèvent par des points d’interrogation… Quel est le plus fort ? L’amour ou la vieillesse ?
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...nous avions appris – à force de nous quitter, pendant presque vingt ans pour mieux nous faire jouir dans de répétitives retrouvailles – que nous ne pouvions vivre l’un sans l’autre, que nous étions faits l’un pour l’autre, que nous étions deux pour nous unir, et ne faire qu’un.
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Je pense que nous sommes comme ce couple, voués à marcher d’un pas hésitant vers une nuit croissante, n’ayant pour nous soutenir que l’un et l’autre. Il nous faut entrer dans la forêt nocturne pour faire luire, comme luit le corps dénudé de la femme dans la gravure de Munch, l’espoir sous son éclairage le plus faible, sous sa plus faible lueur. L’espoir qui naît des étreintes, dans la nuit amoureuse.
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Ainsi, comme l’écrit la comtesse de Ségur : « Après la pluie, le beau temps. » On peut désespérer de ces brusques changements, on peut, à l’opposé, s’en réjouir. Tout dépend si l’on considère la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. La comtesse de Ségur buvait-elle beaucoup ? Là est la question, sans doute, et la réponse au fond du verre. Qu’en dis-tu, mon prince ?
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C’est vrai que si l’on se marie tous « pour le meilleur et pour le pire », on ne retient, au moment de dire oui, que le meilleur de la formule consacrée et on oublie le pire. C’est vrai aussi que le pire s’est abondamment rappelé à notre souvenir, au cours des sept ans qui nous séparent de ce 9 novembre 2014, date à laquelle nous nous sommes unis devant monsieur le maire.
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Je refuse le rôle. Écrivain, je veux bien, mais dans le premier cercle : les mots, les lettres de ce texte ne m’appartiennent pas. Je suis écrivain et analphabète de l’amour. Oui, parce que l’amour tient encore la première place.
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Ce qui compte, c’est ce chemin inexploré ou déjà tracé par d’autres. Ces « autres », ce sont les artistes, bien sûr, et quant à moi je vais à la rencontre de la littérature. Ils écrivent pour moi seule. Nous nous sommes toi et moi rencontrés dans les délices des mots, et j’aime que tu y trouves toujours ta place.
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À l’opposé de la douleur et de la plainte, la maladie m’indique un chemin beaucoup plus réjouissant. Pour cela, j’ai besoin que tu me remettes, chaque fois que la tristesse vient spolier notre destin, que tu me remettes, dis-je, dans la joie ; oui, j’ai besoin que tu traces, pour moi, avec toi une route heureuse. J’ai découvert à travers ses méandres – même si elles sont cachées – les gaietés de la vie.
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