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Anne-Laure Tissut (Traducteur)
EAN : 9782330188757
208 pages
Actes Sud (06/03/2024)
3.92/5   159 notes
Résumé :
Pour Sy Baumgartner, auteur et professeur de philosophie à l'université de Princeton, la vie n'a plus la même saveur depuis la mort de son épouse Anna, emportée par une vague à Cape Cod neuf ans plus tôt. Tandis que Baumgartner, désormais âgé de soixante-et-onze ans, continue de lutter pour vivre en son absence, le roman se déploie sinueusement en spirales de souvenirs et de réminiscences, de leur rencontre, étudiants, à New York aux quarante années de leur passion ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
3,92

sur 159 notes
Egalement scénariste et réalisateur, Paul Auster s'est imposé comme un auteur majeur du post-modernisme. A 77 ans et atteint d'un cancer, il publie ce qu'il annonce comme probablement son dernier livre, un ouvrage dense et court, où la marée des souvenirs assaille un écrivain vieillissant, tourmenté par la perte de sa femme et par les premières défaillances de l'âge.


Dans ce récit, où est le vrai, où est le faux ? Alter ego de l'auteur, Sy Baumgartner est un éminent professeur d'université en même temps qu'un auteur respecté. Mais, à plus de soixante-dix ans, le terme du voyage se fait pressentir. Même si, et pas seulement en esprit, l'homme n'a toujours rien lâché de ses activités, oeuvrant son relâche à son dernier ouvrage, il lui faut bien reconnaître que des détails commencent à le trahir. Veuf depuis dix ans, il a de soudaines absences, se brûle avec une casserole oubliée sur le feu, tombe dans l'escalier de la cave et ne se souvient plus de ses rendez-vous. le mari de sa femme de ménage s'étant accidentellement sectionné plusieurs doigts, le « syndrome du membre fantôme » lui inspire une « métaphore de la souffrance humaine et de la perte ». Ayant perdu la moitié de lui-même, il se voit en « moignon humain », souffrant de tous ses membres manquants.


Alors, irrépressiblement et de plus en plus souvent, les souvenirs éparpillés telles les pièces d'un puzzle envahissent le présent comme dans une tentative de recomposer sa vie : son enfance, l'histoire de ses parents entre Europe et Amérique, et, toujours et surtout, son coup de foudre pour Anna – Blume, comme la narratrice de l'un des premiers romans d'Auster –, leur long mariage heureux mais sans enfant, son admiration pour celle qui, poétesse et traductrice, ne s'est jamais souciée de publier son oeuvre, restée à l'état de manuscrits épars. Tout à son deuil impossible, en même temps qu'il continue inlassablement à plier les vêtements de l'aimée disparue, il rêve, à défaut de pouvoir lui redonner chair, de la faire revivre par l'esprit en faisant connaître ses écrits. Et le miracle se produit : éblouie par le recueil de poèmes qu'il a soigneusement choisis dans les tiroirs d'Anna pour une édition posthume, surgit une étudiante et son projet de thèse, une fille brillante, intellectuellement la copie de la morte, qui pourrait bien devenir une fille spirituelle, celle par qui la mémoire se transmet au lieu de se perdre.


Mettant, comme il sait si bien le faire, son style dépouillé au service d'un enchâssement d'histoires pleines d'incidents et de détails riches de sens, Paul Auster tisse les fils d'un récit poignant, non dénué d'humour, où amour, vieillesse et deuil trouvent, dans l'exploration de la mémoire et dans sa transmission, une continuité pleine de vitalité et d'espérance. Un dernier livre qui s'achève sur une épiphanie : la littérature ne meurt jamais et, à travers elle, ses auteurs non plus.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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C'est avec une infinie tristesse que j'ai appris la mort de Paul Auster, ma seule consolation c'est qu'alors qu'il rendait son dernier soupir, il était dans sa bibliothèque au milieu de livres, et moi j'étais avec lui en achevant son dernier livre: Baumgartner.
Son dernier livre ne déroge absolument pas au monde de Paul Auster qu'il a tissé au cours du temps et de tous ses livres
L'évocation d'un univers nostalgique, des lieux intemporels et d'autres qui n'existent plus que dans la mémoire, à la magie de la vie, aux méandres labyrinthiques de nos mémoires, à la force et le pouvoir fabuleux d'aimer et d'être aimé.
Baumgartner, ce vieux monsieur qui tente de survivre à la perte irrémédiable de son amour, de son alter ego: Anna.
C'est avec tellement de délicatesse, de pudeur qu'il nous plonge dans ce deuil ,que nous entendons encore Anna taper sur sa machine à écrire.
Les mots de Paul Auster sont bouleversants, poignants, ils nous touchent car ils nous concernent, nous parlent.
Un après-midi, alors qu'il est très mal installé dans un transat, il nous embarque dans l'histoire des siens, nous parle de son père, de sa mère, de son voyage qui le conduit " à travers les terres baignées de sang d'Europe de l'Est, au centre de la scène d'horreur des massacres du XXe siècle et si l'homme -ombre qui a donné son nom à ma mère n'avait pas quitté cette partie du monde au moment où il le fit, je ne serais jamais né"
Le hasard, la chance, un moment infinitésimal comme le dira plus tard Jankélévitch et tout est joué ou déjoué.
Paul Auster et l'un de mes plus grands amis littéraires avec Proust, Gide et Makine.
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Je lis Paul Auster depuis que j'ai 18 ans, cela fait un bail. J'ai lu tous ses romans, je les attends toujours avec impatience. le petit dernier n'a rien d'exceptionnel mais je l'ai savouré avec délectation.

Seymour Baumgartner est un septuagénaire qui est veuf depuis une dizaine d'années. Sa femme, Anna Blume (comme le personnage d'un autre roman), s'est tuée lors d'une baignade en mer. Il va raconter leur vie mais pas de manière chronologique. le fleuve de la mémoire peut se perdre parfois dans des détails évanescents.

On y retrouve des références austériennes comme le baseball, cela m'a donné envie de revoir « Une équipe hors du commun » (Penny Marshall, 1992) sur une ligue féminine de baseball. Anna était très douée à ce jeu réservé aux garçons à partir d'un certain âge.

L'auteur parle de la mort et du deuil. La perte de certaines personnes donne l'impression d'avoir été amputé et il associe l'absence à la sensation du « membre fantôme ».

La vie est dangereuse mais il faut la vivre, nous n'en avons qu'une. Elle nous réserve parfois des surprises.

J'ai beaucoup aimé les petites histoires dans l'histoire dont celle de Frankie Boyle.

Je n'ai pas compris la fin mais elle est ouverte et laisse la place à l'imagination.




Challenge multi-défis 2024 (31)
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Paul Auster a annoncé que ce roman était probablement le dernier qu'il écrivait et qu'il devait consacrer ses forces au combat contre la maladie.
Il est tentant dès lors de lire ce livre comme le testament autobiographique d'un septuagénaire , d'autant que le héros-narrateur est un écrivain septuagénaire nommé Baumgartner, nom à la consonance proche de celui de Paul Auster.
Par ailleurs, l'auteur a semé de nombreux petits cailloux qui autorisent l'identification.

Il donne à son personnage une épouse poète et écrivaine de talent ( même si elle n'est pas publiée), qui s'appelait Anna Blume avant son mariage ( référence à l'un de ses romans), et dont la mère et le grand-père étaient des Auster. Mais ces indices sont bien davantage des clins d'oeil malicieux, d'autant plus que Siri Hustvedt est toujours bien vivante.

On sait que Paul Auster affectionne et maîtrise parfaitement les jeux de piste.
Dans 4321, il avait proposé quatre avatars de l'homme qu'il aurait pu être. On peut alors imaginer que ce Baumgartner serait son cinquième avatar !

Le livre démarre en fanfare sur une série d'accidents qui relèvent du burlesque . Sy Baumgartner, 70 ans, professeur de philosophie à Princeton, se brûle la main avec une casserole. le téléphone sonne et il apprend par la fille de sa femme de ménage que son mari s'est sectionné deux doigts avec une scie. Puis, alors qu'il escorte Ed Papadopoulos, un jeune préposé aux compteurs jusqu'au sous-sol, il tombe dans les escaliers et se blesse au genou.
Paul Auster ne ménage pas son personnage et n'hésite pas à se moquer du cerveau vieillissant des personnes âgées incapables de mener à bien plusieurs tâches à la fois ( passer un coup de téléphone à sa soeur, aller chercher un livre, fermer la braguette du pantalon ...).
Le thème de la mémoire est ainsi partout décliné dans toutes ses ramifications.

Alors même qu'il est maltraité, Baumgartner apparaît comme un personnage sympathique : attentif aux autres, il console la petite fille et s'inquiète de la carrière de Papadopoulos.

Juste au moment où il semble que le roman va se transformer en une histoire sur une amitié improbable entre Sy et Ed – le vieil universitaire et le jeune employé – Auster fait disparaître le personnage et emporte Baumgartner dans le passé.
Il se souvient de la mort inattendue de son épouse Anna qui s'est noyée il y a dix ans. Il raconte l'état de sideration qui a suivi, puis sa plongée dans la lecture de ses manuscrits jusqu'à sa décision de trouver un éditeur pour publier un recueil de ses poèmes.

Il va jusqu'à faire une incursion dans le surnaturel en décrivant un appel téléphonique d'Anna qui lui raconte ce que ça fait d'être mort.
"Il n'y a pas de punition, ni de récompense divine, ni trompettes ni feux de l'enfer, pas de havre de bonheur céleste, et aucun être humain ne reviendra jamais sur terre sous la forme d'un papillon, d'un crocodile ou de la prochaine incarnation de Marilyn Monroe. "
Sous l'humour jaillit l'angoisse du" Grand Nulle-part, espace noir dans lequel rien n'est visible, espace de nullité vide et silencieux, l'oubli propre au vide. "
Une fois encore, la mémoire et l'oubli sont au coeur du questionnement philosophique de Paul Auster

C'est d'ailleurs au cours de réflexions sur la mémoire qu'il décide de retourner dans son passé lointain.
Il évoque alors son père, propriétaire d'un magasin de vêtements d'origine polonaise, et sa mère couturière. Un père qui se rêvait révolutionnaire et menait une vie bourgeoise, une mère effacée qui n'a jamais connu ses parents.
Cette recherche des origines familiales aboutit sur l'absence et sur une certaine infamie du côté des grands-parents maternels, et sur l'insertion d'un texte écrit en 2017 lors d'un voyage en Ukraine sur les traces de son grand-père paternel.
Dans ce texte, il racontait la difficulté de connaître la vérité lorsque l'histoire s'efface au profit du récit et faisait coïncider cette réflexion avec son amour de la littérature.
" En l'absence d'aucune information susceptible de confirmer ou d'infirmer l'histoire qu'il m'a racontée, je choisis de croire le poète."

Le récit familial est un passage obligé dans les romans mémoriels, et Auster s'y plie avec complaisance. Pour autant, n'oublions pas à quel point il aime jouer avec l'identité et l'illusion tout en imbriquant des histoires les unes dans les autres.
Ses personnages ont souvent partagé certaines particularités de leur créateur sans pour autant lui correspondre, et peut-être aurions nous tort de confondre réalité et fiction, de penser que Paul Auster se soit livré à un transfert autobiographique.
En fait cela importe peu lorsqu'il s'agit de littérature, l'essentiel est la vérité que nous donnent les personnages. C'est ce que déclare l'auteur, lui qui préfère le faux au vrai, qui choisit de croire aux loups du poète.

Certes ce court roman ne brille pas par son originalité et son architecture dans l'oeuvre de Paul Auster. L'intrigue est minime et le personnage du vieillard qui se remémore son passé très conventionnel
Mais ce qui le distingue repose sur la qualité de la prose et sur l'intelligence des observations, et dans la manière dont ses personnages sont incarnés avec humour et tendresse.

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Baumgartner peut être lu comme le bilan d'une existence et il est naturel que Baumgartner soit un miroir très peu dépoli de Paul Auster.
Ce roman assez court ( 200 pages) est nostalgique et poignant car il investit le long cours de la vie.
Seymour Baumgartner, 71 ans, professeur à Princeton revisite la grande histoire de sa vie qu'a été son amour pour sa femme Anna Blume ( tiens, tiens un personnage des romans de Paul Auster).
Quand commence le roman Sy Baumgartner est veuf depuis 10 ans. Sur une plage, un soir, un dernier bain a été fatal à Anna. Une vague a brisé sa nuque.
Veuf vivant dans son appartement au gré de ses souvenirs.
Ce matin là un ensemble d'incidents, et une chute accidentelle va le ramener aux souvenirs de sa vie. Et les grands souvenirs de sa vie tournent autour d'Anna et de sa famille éxilée de l'Europe de l'Est et plus particulièrement d'Ukraine.
Ce grand père maternel qui s'appelait ... Auster.
Paul Auster nous gratifie d'un roman ou le désir de vie se télescope à la mémoire , parfois incertaine des souvenirs, alors que les prémices de la vieillesse apparaissent.
Lentement le puzzle de la vie de Baumgartner se met en place entre réalité, imagination et confession.
Les doutes, les angoisses, les fantômes perdus jalonnent le chemin.
Le vrai, le faux. Baumgartner- Auster.
Peut être le dernier roman de Paul Auster.

1er Mai 2024
Ce fut le dernier roman de Paul Auster. Paul Auster a quitté son cher Brooklyn cette nuit.
Livre épitaphe d'un immense écrivain dont les romans 4 3 2 1 et Brooklyn folies resterons les gardiens de sa mémoire
Paul Auster avait raconté qu'enfant il souhaitait un autographe du joueur de base ball Willie Mays . N'ayant pas de stylo, il n'avait pu avoir d'autographe . Depuis ce jour Paul Auster avait toujours sur lui un stylo. Il l'a tenu jusqu'au bout de sa vie et nul doute que celui- ci écrira sur les nuages.
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critiques presse (16)
LeSoir
02 mai 2024
L'ultime roman de Paul Auster, paru en mars dernier, concluait brillamment une oeuvre monumentale.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Culturebox
30 avril 2024
L'été dernier, son épouse Siri Hustvedt annonçait que l'écrivain se battait contre un cancer. Elle présentait aussi "Baumgartner" avec ces mots : "C'est un petit livre tendre et miraculeux." La lecture du roman lui donne raison. Mais sera-t-il le dernier livre de Paul Auster
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaPresse
30 avril 2024
Roman qui arrive comme un cadeau précieux puisqu'on sait que Paul Auster est atteint d'un cancer, Baumgartner aurait pu être un récit triste et crépusculaire. Mais ce serait compter sans la finesse de l'humour, la lucidité parfois terrible, parfois amusée, et bien sûr l'intelligence aussi élégante que redoutable.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique
29 avril 2024
Le grand écrivain américain publie ce qui pourrait être son dernier roman, sur le deuil, l'écriture et l'amour.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
SudOuestPresse
29 avril 2024
Dans son nouveau roman, Paul Auster prouve qu'il reste un écrivain de premier plan capable de s'engouffrer dans les petits riens de l'existence pour en tirer le meilleur parti.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
LePoint
19 mars 2024
Dans Baumgartner, roman bref et profond, l'écrivain américain dresse le bilan d'une existence, offrant a l'être aime la première place.
Lire la critique sur le site : LePoint
RevueTransfuge
19 mars 2024
Formidable roman que ce Baumgartner de Paul Auster, personnage vieillissant entre désir de vie et remémoration.
Lire la critique sur le site : RevueTransfuge
LaTribuneDeGeneve
18 mars 2024
Entre deuil et mémoire, le dernier roman de l'auteur américain multiplie les pistes sur lui-même.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
LeFigaro
08 mars 2024
Dans son nouveau roman, l'écrivain américain a perdu la virtuosité de la Trilogie new-yorkaise. Reste la bonne vieille métafiction, les références littéraires et une prose qui traîne les pieds.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde
08 mars 2024
La magie de la première phrase, des premiers paragraphes… Auster en est décidément un des maîtres. En quelques mots, il plonge le lecteur dans le grand bain du récit, et formule une ou plusieurs énigmes qui seront peut-être résolues à la fin du texte.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde
08 mars 2024
Le grand écrivain américain livre un roman bouleversant sur la souffrance, le deuil et l’amour, où s’entremêlent souvenirs fictifs et autobiographiques.
Lire la critique sur le site : LeMonde
OuestFrance
07 mars 2024
Partant d’un écrivain veuf de 70 ans à peu près reclus, l’auteur américain parvient à bâtir un roman fourmillant d’histoires et d’idées sur le passé, le présent, la nature de l’existence et même celle de l’au-delà !
Lire la critique sur le site : OuestFrance
LesEchos
05 mars 2024
Dans « Baumgartner », le grand écrivain new-yorkais sonde la mémoire d'un prof de philo septuagénaire qui ne peut faire son deuil de la femme qu'il a tant aimée. On y retrouve Anna Blume, l'un des premiers personnages austériens.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LesEchos
05 mars 2024
Dans « Baumgartner », le grand écrivain new-yorkais sonde la mémoire d'un prof de philo septuagénaire qui ne peut faire son deuil de la femme qu'il a tant aimée. On y retrouve Anna Blume, l'un des premiers personnages austériens.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LesEchos
05 mars 2024
Dans « Baumgartner », le grand écrivain new-yorkais sonde la mémoire d'un prof de philo septuagénaire qui ne peut faire son deuil de la femme qu'il a tant aimée. On y retrouve Anna Blume, l'un des premiers personnages austériens.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LesEchos
05 mars 2024
Dans « Baumgartner », le grand écrivain new-yorkais sonde la mémoire d'un prof de philo septuagénaire qui ne peut faire son deuil de la femme qu'il a tant aimée. On y retrouve Anna Blume, l'un des premiers personnages austériens.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Cette impossibilité de mettre ses pensées en mots le trouble, et lui fait même peur.
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Un événement doit-il être vrai pour être accepté comme tel, ou la foi en la vérité d'un événement suffit -elle à le rendre vrai, même si les faits censés s'être produits ne se sont pas produits ?
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La solitude tue, Judith, et petit bout par petit bout, elle te ronge jusqu'à ce que ton corps entier soit dévoré.Une personne n'a pas de vie sans relation à d'autres, et si on a la chance d'avoir une relation profonde avec une autre personne, si profonde que l'autre est aussi important à tes yeux que tu ne l'est toi-même,alors la vie devient plus que possible,elle devient bonne.
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Elle savait que ses parents l'aimaient, et elle savait malgré elle qu'elle les aimait en retour, mais en même temps, elle les détestait d'avoir mordu à l'hameçon du mythe américain selon lequel l'argent est la mesure de toute chose, tout en feignant l'inquiétude face à la la misère de millions de personnes jetées dans la pauvreté par les rouages de ce même système qui avait permis leur ascension, pour devenir ce que l'on appelait des gagnants. (P.89)
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Plus que ça, dit Baumgartener, je t'écrirai aussi chaque jour. Et tu as intérêt à me répondre sinon…
Sinon quoi?
Je te virerai de mes rêves. (P.183)
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