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Critiques de Alice Hureau (13)
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Le détective est au bar

Après le polar coréen en début d’année, 2020 se termine avec une nouvelle découverte : le polar japonais via Le Détective est au bar de Naomi Azuma, traduit par Alice Hureau. Bonne pioche : le livre décoiffe et t’embarque là où tu ne t’y attends vraiment pas.



Car tu comprends vite qu’à Susukino, le quartier chaud de Sapporo, on est loin de l’image d’Épinal du Japon bien lisse et bien propret. Ici, les Love Hotels et les Date Clubs pullulent, la prostitution y est omniprésente et sous surveillance de rabatteurs, eux-mêmes à la solde des triades yakuzas locales. L’alcool et le jeu complètent le tableau. Petit garçon, passe ton chemin, et laisse la place à notre Détective.



Spécialisé dans le recouvrement rapide et lucratif de créances douteuses, le job lui laisse le temps pour ses deux autres passe-temps favoris : la bibine (toujours plein, jamais bourré !) et le jeu. Et de temps en temps pour une vraie enquête, comme ici pour retrouver Reiko, subitement disparue de chez Harada, son neuneu de petit ami, pendant que dans le même temps un crime se déroulait au Joy Château, mêlant des acteurs du monde de la nuit en lien avec Reiko. Rien à ajouter au pitch : lis le livre !



Ce qui surprend et fonctionne immédiatement, c’est l’atmosphère drôle, barrée, loufoque créée par Azuma. Si tous les codes du noir sont présents, il en bouscule d’autres : son privé est atypique, très jeune, trop imbibé pour être efficace, trop régulièrement bastonné pour être crédible, a priori peu corruptible malgré les possibilités qui s’offrent régulièrement à lui de croquer sa part d’enveloppes ou de jolies pépées qu’il croise.



Mais c’est justement ce personnage de privé-narrateur-sans nom (devenu récurrent ce qui laisse augurer de futures traductions) qui fait le sel du roman et rafraîchit les codes d’un roman noir rythmé par un taux d’alcool dépassant constamment les 0,5 grammes tolérés. Il a tout du privé US des 50’s, que l’on aurait croisé avec un peu d’Axel Foley pour la bravade et de Mr Bean pour la loufoquerie. Il en devient attachant et fil conducteur d’une histoire aux multiples personnages, qu’un index bienveillant et bienvenu aide régulièrement à resituer.



À découvrir donc, pour sortir un peu des codes habituels !
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Le détective est au bar

"- Désolé.

- Tu n'as pas à t'excuser.

-Pardon ?

- Non, rien… Enfin si, c'est seulement qu'il ne faut pas utiliser le mot "désolé" pour remercier quelqu'un ou réclamer un service… Mais bref."



Flânant dans le quartier de Susukino à Sapporo, le narrateur se remémore une affaire qui lui avait été confiée quelques années plus tôt, au milieu des années 1980, "avant l'amendement en 1985 de la loi réglementant les établissements de plaisir, quand les maisons closes de type "soaplands" étaitent encore appelées "bains turcs" et que le sida n'étaient qu'une étrange maladie d'origine inconnue réservée aux homosexuels américains."



Ce jour-là, alors qu'il commence sa soirée au Keller Ôhata, il est abordé par le seul autre client de l'établissement, un jeune homme probablement étudiant à l'université d'Hokkaido. le jeune homme le supplie de retrouver sa petite amie, disparue depuis quatre jours.



A force de supplications et d'airs de chien battu, il finit par convaincre le narrateur d'accepter cette affaire, très simple à première vue.



Mais dès ses premières investigations, notre détective constate que cette disparition intervient dans le même temps que le meurtre d'un serveur de maison close dans un "love hotel".

Il doit ménager son jeune client, terriblement anxieux et agaçant, et poursuit son enquête, lorsqu'il est agressé très brutalement par une bande de jeunes gens dont il est permis de supposer qu'ils ont été dirigés en sous-main par la pègre nipponne.



Le fin limier de Susukino parviendra-t-il à élucider la disparition de la jeune fille, à découvrir qui a tué le serveur de maison close, à comprendre si les deux évènements sont liés ou non, et à trouver qui peut bien lui en vouloir au point de le faire tabasser à la sortie d'un ascenseur ?



Voilà un personnage qui ne manque pas de piquant.

Son truc à lui, c'est tout d'abord et avant tout de traîner d'un bar à l'autre jusque très très tard dans la nuit, de boire beaucoup beaucoup trop, seul ou accompagné d'un pote de beuverie, de jouer aux jeux d'arcade, ancêtres des jeux vidéos dans les salles à l'époque prévues à cet effet, ou bien à Othello avec le barman du Keller Ôhata, son QG.



Il sait aussi régler les problèmes d'extorsion et de débiteurs qui se disent impécunieux, pour lesquels il est souvent sollicité.

Et bien qu'il s'habille de telle sorte qu'on le prend facilement pour un yakuza, il ne peut pas les sentir et n'a pas la moindre considération pour eux.

Il n'est jamais avare d'un bon mot, au point de la ramener quand ce n'est pas le moment, ce qui peut lui attirer quelques inimitiés. Et contrairement à ce qui est indiqué en quatrième de couverture, il n'est pas en reste non plus pour une bonne baston.



Bref, s'il n'est pas exactement le digne héritier d'un Philip Marlow ou d'un Sam Spade, il sait retenir l'attention et mener son monde par le bout du nez dans les rues de Susukino, entre deux virées dans tous les bars du coin, pour résoudre l'affaire qui lui a été confiée voire bien davantage.

Soulignons qu'à l'époque, au siècle dernier donc, il n'y a pas de téléphone portable et que le seul moyen de joindre notre fin limier c'est de passer par ses bars favoris…



C'est donc un bon moment de lecture qui m'a permis de faire connaissance de ce détective qui traîne dans les bars.

À ce jour, malheureusement, c'est le seul volume traduit en français d'une bien longue série écrite par Naomi Azuma depuis 1992 et dont trois autres tomes ont fait l'objet d'une adaptation au cinéma.

Bonne pioche pour l'éditeur Atelier Akatombo, une maison qui aime la belle ouvrage et dont les livres attirent l'oeil par leur visuel soigné, spécialisée dans les mauvais genres nippons, dont j'espère qu'elle pourra nous régaler d'autres traductions des enquêtes imaginées par Naomi AZUMA !



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Le détective est au bar

Des clichés que l’on importe du Japon émane un curieux sentiment de dignité et d’ordre associé à une culture où l’harmonie et l’équilibre seraient les maîtres-mots à l’image de ces jardin zens à la fois structurés et dépouillés qui contribuent à alimenter ce sentiment. Mais le pays prend une toute autre allure en parcourant les artères de Tokyo et autres métropoles avec leur pluie de néons et de décibels provenant des commerces, des arcades de jeu, des discothèques et autres bars à hôtesse. Cette déferlante de bruit et de fureur imprégnée d’une certaine désinhibition, on peut la trouver bien évidemment dans la culture manga mais également au détour de la littérature noire explorant notamment le monde de la nuit à l’instar du roman de Naomi Azuma, Le Détective Est Au Bar, dont l’action se déroule à Susukino, le red light district de la ville de Sapporo davantage connue pour ses stations de ski qui ont accueilli les jeux olympiques de 1972.



Dans le quartier chaud de Sapporo, tout le monde connaît le détective de Susukino, dont le quartier général se situe au comptoir du Keller Ôhata où il a ses habitudes. Entre deux parties de carte et une consommation surabondante de cocktails corsés, il rend quelques services aux belles de nuit du quartier ainsi qu’aux patrons de bars des alentours contre un pourcentage des dettes récupérées. Travaillant en dilettante, il lui arrive parfois d’effectuer quelques recherches le contraignant à sortir de son établissement favori, ce qui déplait fortement à ce détective fainéant et gouailleur qui n’a d’autre envie que d’échanger ses considérations avec les barmans et clients du bar. Pourtant lorsqu’un jeune étudiant débarque pour faire part de son inquiétude au sujet de la disparition de sa petite amie, le détective au grand coeur va fournir quelques efforts. Croyant à une simple fugue sans conséquence, il va parcourir les rues enneigées du quartier afin de retrouver la jeune femme dont il découvre rapidement le lien avec le meurtre d’un client d’un love hôtel qui travaillait comme serveur. La situation se corse lorsque le détective se fait prendre à partie par une bande de jeunes délinquants qui auraient des liens avec la pègre locale. A mesure qu’il progresse dans ses investigations, il se rend compte que l’affaire tourne autour de yakuzas qui ne plaisantent pas lorsque l’on fourre son nez dans leurs affaires.



Avec Le Détective Est Au Bar, Naomi Azuma nous propose d’explorer le monde interlope du quartier chaud de Sapporo en découvrant toute une galerie de personnages plus ou moins troubles qui le compose à l’exemple des barmans, des rabatteurs, des patrons de bar et des hôtesses croisant le chemin de ce détective atypique dont l’atout principal est de posséder un carnet d’adresse conséquent lui permettant de nager dans les eaux troubles de ce cloaque qu’il connaît parfaitement. Au fil d’une enquête assez classique sur la disparition d’une jeune femme et du meurtre d’un serveur dont on retrouve le cadavre dans un love hôtel, ce détective dont on ne connaît ni le nom, ni même le prénom va également croiser le chemin de petits truands névrosés que l’on désigne sous le nom de chimpira ainsi que des gangsters, d’une plus grande envergure toute relative, affiliés aux yakuzas qu’il abhorre, même s’il adopte un look vestimentaire assez similaire. On accompagne donc cet enquêteur dans ses investigations en parcourant les rues enneigées de ce quartier chaud où de petites lanternes signalent les bars à hôtesse afin d’attirer les clients en goguette désirant s’encanailler. Dans cette atmosphère particulière que l’auteur restitue avec beaucoup de réalisme et une certaine affection on apprend à connaître ce personnage attachant qui abuse du whisky japonais et ingurgite les cocktails comme du sirop en enchaînant les rencontres dans d’étranges bars où gravite toute la faune locale du quartier. Outre sa connaissance des lieux et sa propension à consommer de l’alcool plus que de raison on appréciera le regard caustique que le narrateur/enquêteur porte sur son entourage ainsi que son humour parfois sombre dont on ne saisit pas toujours la portée et les particularismes. Et puis il y a ses rencontres plus viriles où le détective encaisse les coups dans une succession de bagarres endiablées où il rend coup pour coup.



Polar détonant dans le paysage de la littérature noire japonaise, Le Détective Est Au Bar est un curieux roman à l’intrigue à la fois classique et échevelée qui nous permet d’entrevoir un autre aspect méconnu du Japon et de sa vie nocturne.





Naomi Azuma : Le détective Est Au Bar (Tantei Wa Bar Ni Iru). Atelier Akatombo 2020. Traduit du japonais par Alice Hureau.



A lire en écoutant : Amazon de Earl Klugh. Album : Dream Come True. 1980 Capitol Record, LLC.
Lien : https://monromannoiretbiense..
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Le détective est au bar

Mais quel personnage hors normes ! Ce détective est tout simplement extra ! Attention vous risquez de devenir addict, c’est mon cas… Joueur, nonchalant, un brin sarcastique et légèrement alcoolique… On serait en droit de se demander ce que cela peut bien donner mais ce détective là -dont on ne connaîtra jamais le nom- n’en est pas moins très fin et professionnel même s’il se considère plutôt comme un amateur donnant un coup de main occasionnel. Son QG ? Le bar Keller Ôhata. Son réseau d’informations? Tous les barmans du quartier de Susukino à Sapporo et leurs clients. Sa méthode ? …. Mais en a-t-il seulement une ?

Ce qui m’a plu dans cette histoire ce n’est pas tant l’enquête en elle-même que le milieu dans lequel notre cher détective évolue : love hotels, prostitution, trafics en tout genres gérés par des yakuzas, ici ça ne rigole pas ! Et pourtant on se marre, c’est complètement barré !

Ah !!! qu’il est difficile de laisser notre héro, je n’ai qu’une hâte : le retrouver ! Car figurez-vous que le plus excitant dans tout ça, c’est que ce livre est le premier opus d’une longue série qui je l’espère sera publiée prochainement en France.
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Le détective est au bar

Une enquête policière très originale.



J'ai beaucoup aimé ce roman. Nous suivons le fameux détective de Susukino qui a une réputation de fainéant, de joueur... Si vous le cherchez, vous le trouverez sûrement accoudé à un bar. Le monde de la nuit est son terrain de jeu et il n'a aucun secret pour lui. Derrière son attitude nonchalante se cache un homme qui ne lâche rien quand il fait face à l'injustice ou à une personne en détresse.



Un jeune homme vient le trouver car sa copine a disparu. En parallèle, une histoire de meurtre fait frémir la presse locale et la population. Les deux cas sont-ils liés ? Notre antihéros va se lancer sur les traces de la jeune disparue et va nous faire découvrir le monde des gangs, des proxénète et des jeunes femmes qui se retrouvent au milieu de tout cela. Ce livre est frais et notre héros est attachant. Il se retrouve toujours dans des situations invraisemblables où on ne peut s'empêcher de sourire tellement c'est drôle et un peu navrant.



C'est avec délice que je vais suivre les prochaine aventure de ce fameux détective !
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Le détective est au bar

Pour être en phase avec notre détective de Susukino, vous devez avoir connu les soirées à écumer les bars jusqu’au bout de la nuit… cela aidera grandement. En effet c’est l’un des traits principaux de notre narrateur, sa grande expérience des bars. On avait déjà connu des enquêteurs alcooliques mais pas comme lui. Un personnage hors norme qui cumule les défauts qui chez lui deviennent presque des qualités. Il est à l’aise pour faire payer les indélicats et ne dédaigne pas mener l’enquête sur une disparition ou un meurtre. Sous ses airs de mauvais garçon, il ne faudrait pas le confondre avec un Yakuza, il n’a rien à voir avec la mafia japonaise. Pourtant il n’hésite pas s’il doit se battre et possède même quelques talents dans les arts martiaux J’ai particulièrement apprécié de découvrir le japon des années 80 où les portables n’existaient pas et où les lieux de plaisirs pullulaient dans les quartiers chauds. On ressent une atmosphère qui n’existe certainement plus et qui avait son charme et ses codes. Lors d’une de ses soirées arrosées, il cède à un jeune homme qui lui demande de retrouver sa petite amie étudiante disparue. L’enquête va rapidement prendre une tournure différente avec le meurtre d’un employé de maison close. Le personnage principal est surprenant oscillant entre vapeur d’alcool et humour noir avec un caractère spécial qui lui donne toute sa force. La découverte du quartier mal famé de Sapporo est haute en couleur et nous plonge dans une l’ambiance bien particulière de la prostitution et des plaisirs de toutes sortes. Une plume qui ne nomme jamais le narrateur autrement que détective. Un polar japonais qui se lit aisément et nous plonge directement dans une intrigue qui si elle reste plutôt classique est traitée avec la verve d’un drôle de détective. Bonne lecture.
Lien : http://latelierdelitote.cana..
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Le détective est au bar

L’auteur Naomi Azuma nous entraîne au nord du Japon, dans la ville de Sapporo et plus particulièrement au cœur du quartier des plaisirs, à Susukino. Ce lieu peuplé de bars, de « Date club » et autres « Love hôtel » est le KG d’un jeune homme de vingt-huit ans, jamais nommé mais surnommé le « Détective ». Cet ancien étudiant, pour qui résoudre des enquêtes est tout au plus un petit passe-temps, aime surtout s’enivrer, jouer aux cartes et éventuellement aider dans le recouvrement de dettes ...





Quand Harada, un étudiant de son ancienne université, lui demande son aide pour retrouver sa petite amie, la perspective de mener à bien cette mission ne l’enchante guère. Mais c’était sans compter sur une coïncidence des dates avec un fait divers qui touche la ville. Et voilà notre Détective embarqué dans une enquête qui ne sera pas de tout repos...





Si vous aimez les anti-héros, les personnages nonchalants, un brin arrogant, mais non sans intelligence et humour, alors le Détective est fait pour vous !

J’ai vraiment ce narrateur, vieux avant l’âge, aux répliques acerbes, qui exècre les Yakuzas et joue souvent avec le feu. Bien que l’on puisse se mélanger les pinceaux dans les noms des personnages 🙃(poke Béa et JM) j’ai vraiment été happée par cette enquête, rythmée à souhait et à l’ambiance loufoque.

Pour info, il s’agit du premier opus d’une série de douze romans et dont les trois premiers ont été adaptés au cinéma
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Le détective est au bar

Un détective se trouve dans un bar lorsqu'il est engagé par un jeune homme pour retrouver sa copine disparue, Reiko. Le bar est un endroit très bien connu de ce détective, dont on ne connaîtra d'ailleurs jamais le nom. Surnommé le « détective de Susukino », quartier connu pour sa vie nocturne, il va partir à la recherche de la jeune demoiselle.



Un héros atypique pour une enquête qui l'est tout autant. Buveur, joueur, cynique, ce détective est très éloigné des standards d'enquêteurs classiques. Et pourtant, ça a bien fonctionné avec moi, il m'a beaucoup fait rire.

L'enquête est elle aussi particulière car entre bars, yakusas, love hotels, prostituées, le détective va employer des méthodes peu conventionnelles pour arriver à ses fins.

L'ambiance aussi y est particulière. Ambiance sombre des années 90 dans un quartier « chaud », tournées des bars, l'auteur m'a immergé dans ce monde avec ses codes particuliers.

Ce roman fait partie d'une série en plusieurs tomes. Seul ce premier est aujourd'hui édité en France.



Bref, un roman sombre, original et atypique dans un Japon méconnu.



J'ai lu ce policier lors de la dernière masse critique Babélio. Je les remercie ainsi que la maison d'édition pour l'envoi et leur confiance.
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Le détective est au bar

Ce polar est édité cette année en France mais la version originale a été écrite par Naomi Azuma au début des années 90.

J'espère que les autres tomes de la série seront traduits à leur tour.





Cette ambiance du Japon des années 80/90 m'a vraiment plue, c'est très accrocheur, un peu sombre, et avec cet humour particulier que l'on retrouve également dans certains films japonais (comme ceux de "Takeshi Kitano" par exemple) tant dans le ressenti que dans ma vision du personnage principal qui est plus que charismatique.





Les personnages justement, et leur psychologie fouillée, combinée à la manière de vivre au pays du soleil levant, donnent le ton du récit.





Du côté de l'histoire, c'est autant classique (une disparition, une enquête menée par un détective) qu'original (le détective est un alcoolique notoire au look de Yakuza, avec une manière atypique de procéder dans ses recherches), et le lecteur se prend au jeu dès les premières pages et ce jusqu'au point final.





En toile de fond nous sommes à Sapporo, dans un quartier peu fréquentable où prostitution et débauche font bon ménage, ce qui donne du caractère au cadre.





Si vous aimez les polars à l'ambiance noire et qu'un petit tour dans le Japon que l'on ne visite pas vous intrigue, je vous conseille fortement ce roman.
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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Le détective est au bar

Lu dans le cadre du Hanami Book challenge 2023



Une enquête policière tarabiscotée avec un détective particulier. L'histoire se déroule dans les années 80, ce qui ne manque pas de piquant à plusieurs niveaux dont celui de la communication : le héros communique en passant par ses bars préférés pour laisser des messages ou savoir si son informateur peut s'y trouver. On y trouve un détective porté sur la boisson, qui s'habille comme un yakuza même s'il déteste la pègre, et qui a le don de se fourrer naturellement dans des situations pourries du fait de son fort caractère. En plus, il n'est pas très porté sur l'hygiène et a du mal à maintenir des relations sérieuses avec sa "régulière" qui l'attend pour manger pendant tout le récit. Je l'ai trouvé franchement antipathique, et somme toute une sorte de copié-collé du cliché de détective américain, sauce japonaise. Côté intrigue, le petit-ami de la disparue apparaît comme un vrai casse-pied que le détective va plus ou moins ménager. Quand il aura élucidé le mystère, il aura au moins la gentillesse de ne pas lui raconter que sa copine se prostitue. Avec cette affaire, on en apprend beaucoup sur le milieu de la nuit et la facilité avec laquelle les jeunes filles japonaises se prostituent pour gagner un peu d'argent, avec beaucoup de naïveté en arrière-plan. Le meurtre dans le love hôtel et la pègre s'en mêlant, on a un tableau assez réaliste du monde nocturne japonais des années 80. Quant à l'histoire de Monroe, je suis restée sur ma faim. On a l'impression que le détective a un passé avec elle qui n'est pas tout à fait dévoilé ou qui pourrait l'être dans les tomes suivants. J'ai trouvé les deux intrigues entremêlées assez embrouillées. C'était mon premier roman policier japonais des édition Atakombo, j'en ressors un peu déçue. J'essaierai un autre auteur de la collection pour me faire mon idée. En résumé : Un roman policier au parfum nostalgique d'un Japon des années 80 avec un détective dont on a du mal à suivre la logique.
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Le détective est au bar

J'ai été complètement charmée par ce roman policier. Je lis très très peu d'auteurs japonais mais c'est avec plaisir que je me suis lancée dans cette aventure. Et maintenant, je me dis que je devrais me pencher sur les policiers japonais d'un peu plus près.



Ce qui m'a en premier séduit est le fait que cela ne se passe pas à Tokyo. Un peu de changement cela fait du bien.

Après j'ai beaucoup apprécié le personnage principal avec son caractère est peu nonchalant mais qui fait attention aux détails. J'aime bien sa répartie et aussi comment il mène l'enquête sans les forces de l'ordre. On découvre un autre coin du Japon avec ses personnages atypiques. Il y a pas mal de moments où un sourire ou un rire m'est apparu de par les situations rocambolesques où notre détective se trouve.



En lisant ce roman, je m'imaginais totalement marchant avec lui et découvrir ce "monde de la nuit". Tout est fait en finesse et sans grande vulgarité. Bien sûr il y a leur franc parler mais cela s'adapte totalement à l'histoire. Le style de l'auteur est vraiment agréable à lire qu'on ne s'ennui pas.



Mon seul point noir est Reiko que j'ai vraiment pas apprécié mais ce n'est que mon goût personnel.



Grand coup de coeur et c'est avec joie que je lirais d'autres œuvres de l'auteur mais aussi de la maison d'édition car j'ai trouvé le livre très beau.

Merci à Babelio et sa masse critique de me l'avoir fait découvrir.
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Le détective est au bar

Les Japonais ont l'art de nous surprendre avec des histoires qui partent dans tous les sens, celle-ci ne déroge pas à la règle.

Le détective est complètement atypique, l'enquête qui à priori est une banale histoire : un jeune couple, la jeune femme a disparu et son compagnon lance notre détective à sa recherche. L'affaire va devenir bien plus compliquée que cela et notre enquêteur devra passer par de nombreux bars dont il a parfois ses habitudes pour résoudre l'affaire.

Pour ma part, il m'a manqué quelques choses, pourtant, j'adore quand on sort des codes pré-définis des enquêtes, mais il m'a manqué un truc pour que je m'attache aux personnages.

Si vous aimez les romans noirs et ceux qui sortent de l'ordinaire, je vous invite à vous lancer dans cette lecture, vous apprécierez peut-être plus que moi ce récit.




Lien : https://pause-the.blogspot.c..
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Le détective est au bar

Je me suis laissée avoir, je voulais un livre sur le Japon contemporain et, bien que celui ci ait été édité en 2020... il date en fait de 95 et décrit la ville de Sapporo en 85....damned



Bref,

C'est l'histoire d'un détective de 28 ans, pas crédible mais efficace.

Jamais plein toujours bourré.

Alors qu'il sirote tranquillement son whisky du soir dans un bar, notre détective va être dérangé par un jeune homme qui veut qu'on lui retrouve sa copine.

Ce détective désabusé qui ne pense qu'à picoler et s'installer devant un jeu d'arcade m'a bien fait rire ( c'est d'ailleurs le seul élément du bouquin que j'ai apprécié).

Du coup, grâce à ce personnage hybride: une sorte de croisement entre un berrurier et un Nicky Larson, il y a des dialogues truculents (à la Kaamelott) et, si l'éditeur publie la suite, j'en relirais bien un deuxième. Juste pour le personnage.

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