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"Une chevauchée sauvage dans la terreur". Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.

Après que les Russes et les zaméricains aient décidé de se foutre des bombes nucléaires sur la gueule, comme si la planète qui recouvre des êtres vivants, n'étaient aux yeux des gouvernants qu'une carte avec des pions et des drapeaux, nous suivons la trace de plusieurs personnes, qui tentent de survivre dans un monde devenu terriblement hostile. Radiation, cancer de la peau et des poumons, eau contaminée, plantes détruites, retombées, etc...
Car pour ceux qui ont survécu, un autre cauchemar vient s'imbriquer dans le désespoir.

Sur ses Terres désolés et glaciales, nous allons suivre le colonel Macklin, probablement schizophrène et peu enclin à l'harmonie et son fidèle chevalier, Rolland, un adolescent qui a perdu totalement pied avec la réalité pour mieux s'investir dans le meurtre. le second duo, Sister une vieille folle, aussi courageuse que téméraire et Artie qui veut se donner l'espoir que son épouse est toujours vivante à Détroit. le troisième duo, Josh, une armoire à glace catcheur et une fillette Swan...

Jusque là, rien de nouveau au pays de l'apocalypse, on aura des tueurs, des cannibales et de la famine.

Mais si ce roman fait tant penser à le Fléau de Stephen King, c'est parce que l'auteur va y placer quelques éléments fantastiques, qui donnera à la lecture de ce road trip, un peu d'espoir : une couronne magique et une fillette qui communique avec la nature... Néanmoins, si le Bien est représenté, on sait que le Mal personnifié prend ses aises avec complaisance, et il le clame : "c'est ma fête à moi, c'est ma fête à moi!" Et tout le bien qui pourrait revenir parmi les êtres humains, ne lui plaît pas...

J'ai beaucoup aimé ce roman, même si j'ai parfois été triste ou horrifiée. On s'attache à la plupart des personnages, donc il est très difficile de les voir évoluer dans ces conditions. On a très vite également envie que certains ne soient plus en état de nuire, en gros si les méchants pouvaient mourir, ce serait légitime.
J'espère que le tome 2 sera aussi bien.
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Après la réédition de Zephyr, Alabama l'année dernière, voici que Monsieur Toussaint Louverture nous offre un inédit de l'écrivain américain Robert McCammon… et quel inédit !
Plus de 1000 pages scindées en deux tomes au format semi-poche dans un packaging pulp à l'ancienne, voici Swan Song, le magnus opus post-apocalyptique de l'auteur initialement publié en 1987 et lauréat du Bram Stocker Award. de quoi vivement titiller l'attention des lecteurs friands d'apocalypse et qui n'ont pas froid aux yeux !
Retour en pleine guerre froide aux États-Unis alors que l'escalade entre les deux blocs gagne encore en intensité…

L'équilibre de la Terreur
Premier chapitre et la messe est dites.
Le président des États-Unis et ses conseillers n'ont aucune envie de laisser les Russes imposer leur loi et il est temps de montrer les muscles à ces satanés soviétiques.
Mais cette fois, les choses vont mal tourner. Très mal tourner.
Nous sommes un 17 juillet et divers personnages vaquent à leur occupation habituelle. Sister Creep, une clocharde, erre dans un New-York ravagé par la pauvreté et le crime. Roland Croninger et sa famille arrivent dans un abri nucléaire construit au coeur d'une montagne et sous le commandement d'un ancien héros de guerre reconverti en survivaliste, le colonel Macklin. Swan et sa mère quant à elles prennent la tangente après un énième épisode de violence conjugale… Et Josh Hutchins, le Frankenstein Noir, catcheur renommé et père de famille, fait route vers un nouveau combat dans un bled paumé.
Nous sommes le 17 juillet et pour l'humanité, c'est la fin.
Les missiles nucléaires sont lancés, les champignons atomiques rasent les grandes villes et les bases militaires, puis s'attaquent à l'arrière-pays.
Rideau.
Ou presque.
Car comme dans toute bonne histoire post-apocalyptique, la fin n'est que le commencement alors que les survivants émergent du chaos laissé par l'holocauste nucléaire. Sister, Swan, Josh, Roland, Macklin… voici les noms de ceux dont Robert McCammon va nous parler pendant plus de mille pages. Mille pages de morts, de sacrifices, d'hiver nucléaire, de survie, de peine… mais aussi d'espoir.
Swan Song a beau se dérouler après la fin, dans un monde rongé par la radiation et accablé par un hiver nucléaire impitoyable, il semblerait que la vie n'ait pas dit son dernier mot.

Le Diable vous regarde
Cette énorme aventure ne vous laissera pas de temps mort. Découpé en chapitres courts et nerveux, Swan Song est pensé comme un page-turner du début à la fin, avec sa dose de cliffhangers et de morts inattendues pour relancer le suspense. Nous sommes en effet dans un registre pulp à l'ancienne avec des héros confrontés à des situations qui n'ont rien de joyeuses, au contraire. Swan Song est avant tout un roman de son époque, marqué à la fois par la guerre froide (les Russes sont les grands ennemis) et par la terreur de l'arme atomique (et leur contrôle par des gens au sang froid tout relatif). Mais ce n'est pas tout puisque rapidement, Robert McCammon va renouer avec des valeurs traditionnelles à l'américaine, comme la famille et la religion, pour capter une époque toute entière, un peu comme il l'avait fait dans son sublime Zephyr, Alabama.
Comme dans ce dernier, l'américain applique une couche de fantastique (et d'horreur) sur son récit pour transformer son survival en parabole quasi-biblique. Swan Song, c'est avant tout l'histoire d'une seconde chance donnée à l'humanité, un combat entre le Bien et le Mal pour savoir si, au fond, nous méritons vraiment ce nouveau départ.
Il ne faudra dès lors pas être surpris que les éléments surnaturels montent en puissance tout du long, d'un étrange anneau de verre aux pouvoirs fascinants aux perceptions plus-qu'humaines de Swan en passant par ce qui a tout l'air d'être le Diable en personne (et qui aime visiblement beaucoup le cinéma et le pop-corn au beurre).
C'est donc à la fois une aventure humaine et mythique qui attend le lecteur. Pendant longtemps, et pour tout dire pendant la majeure partie du premier volume, Swan Song est un road movie post-apocalyptique dans des paysages ravagés où l'humanité agonise… et continue joyeusement de s'entretuer pour amasser le plus gros paquet de ressources possible.
Très noir et ne reculant pas devant quelques passages bien gores par la même occasion, le roman n'en oublie pas de creuser ses personnages qui, de gentilles caricatures vont bientôt devenir d'attachantes figures (ou de repoussantes ordures, c'est au choix) afin de lier et rassembler ensemble les destins contés ici.
Car Robert McCammon a un plan, forcément, et il passe par de multiples épreuves pour les restes de l'humanité.

Et la lumière au bout du tunnel
En somme, Swan Song peut être vu comme un test pour les hommes.
Après l'apocalypse nucléaire, nous voici devant une humanité mise à nu, traînée dans la boue et qui va devoir choisir entre la lumière ou la fange.
Très manichéenne la plupart du temps, l'histoire va petit à petit chercher à nuancer ses personnages afin de s'articuler autour de la figure centrale de l'Élue, une femme, la fameuse Swan du titre. Chose assez rare à l'époque pour être mentionnée d'ailleurs, c'est la gente féminine qui fait les trois quarts du boulot. Si bien que McCammon montre, sans le dire explicitement, que la dernière chance de l'homme, c'est surtout la femme.
Les références religieuses et mystiques sont nombreuses, tiraillées entre citations bibliques et cartes de tarot. Après le feu et le jugement dernier, voici donc la dernière possibilité de rédemption, celle de s'entraider pour faire émerger de nouvelles pousses d'un sol ravagé… au lieu de s'armer de nouveau pour reconstruire les sanglants travers du passé.
Rarement les conséquences d'un holocauste nucléaire auront été aussi minutieusement décrits, avec les conséquences autant physiques que environnementales, traduisant une peur toujours présente à l'heure actuelle, marque consciente d'une fin à quelques battements d'aiguille sur l'horloge de l'apocalypse.
Finalement, ce qui surprend le plus dans Swan Song, c'est qu'au milieu de toute cette gangue d'apparence très désespérante, se niche de brillants morceaux d'espoir, de beauté et d'humanité. Ces éclats qui iront crescendo au fur et à mesure du voyage des personnages et qui permettent de transformer cette épopée de fin du monde en une renaissance qui redonne la foi en l'être humain.
C'est un peu magique et finalement très efficace pour le moral, comme si Robert McCammon avait prévu que nous aussi, en 2023, nous aurions besoin d'un nouvel espoir.

Diablement addictif et complètement envoûtant, Swan Song mise sur le post-apocalyptique et l'horreur pour juger l'homme une bonne fois pour toute. Voilà une lecture qu'on recommandera chaudement à ceux qui cherchent une aventure dense et ample où le Bien et le Mal n'ont pas dit leur dernier mot.
Lien : https://justaword.fr/swan-so..
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Il faut beaucoup de talent pour tenir un récit sur plus de mille pages, encore plus lorsque le monde raconté est entièrement à construire. Sur un champ de ruines, celui d'un monde ravagé par une guerre nucléaire, où ne restent que quelques poignées de survivants.

Plonger dans l'univers de Swan Song de Robert McCammon, c'est accepter un début d'aventure anachronique. Retour dans les années 80, ambiance guerre froide, avec la technologie de l'époque, pour poser le contexte. Les lecteurs les plus anciens ne seront pas dépaysés, tandis que les plus jeunes y verront sans doute une société décalée.

Mais ce sentiment est rapidement dépassé lorsque l'enfer nucléaire s'abat sur terre. Toutes les grandes villes sont rasées, ne laissant que les “chanceux” qui étaient terrés au moment des explosions.

Robert McCammon est un conteur d'histoires, un faiseur de miracles, qui crée des personnages à partir de rien pour les rendre particulièrement humains, les plaçant dans un contexte d'une richesse incroyable.

Il aime prendre de la place et son temps, décrire précisément à quoi ressemblent ses protagonistes et leur environnement. Même s'il ne laisse rien au hasard, la magie est omniprésente. Parce qu'il ne s'interdit rien, ni la violence, ni des moments de pure grâce, et même d'inclure le fantastique dans son univers.

L'ambiance post-apocalyptique est donc particulièrement bien rendue, mais elle ne constitue pas tout le récit. Parmi les miraculés se trouvent quelques personnes développant des pouvoirs surprenants, seules ou par le biais d'un étrange artefact. Ce qui est frappant, c'est qu'on accepte rapidement ces faits, et que cela ne remet jamais en question les fondements de l'histoire.

L'écrivain développe à l'envi le combat du Bien contre le Mal, optant délibérément pour le manichéisme, cette dualité constituant même le socle de son récit.

Deux tomes, une seule histoire, avec quelques années entre les deux. Une temporalité qui permet à l'auteur de développer cette lutte, chaque personnage marchant vers son destin, sur un long chemin semé d'embûches. Des romans comme celui-ci, il en existe peu. Ce n'est pas pour rien qu'il a été lauréat du prestigieux prix Bram Stocker, à l'époque.

Pour les gens de ma génération, il rappelle ce plaisir unique que les oeuvres des 80's nous procurait, quand elles n'étaient pas totalement formatées par les règles imposées aujourd'hui. Les plus jeunes y trouveront une certaine fraîcheur, un comble pour un roman qui a 35 ans !

Swan song est un vrai page-turner, mais qui ne sacrifie jamais le rythme à la profondeur. Une intrigue très américaine, avec les concepts de famille et de religion bien présents, et cette dichotomie du Bien et du Mal. Jusqu'à même imaginer une guerre dans la guerre, avec l'omniprésence des armes.

Un récit de survie et de douleur. Mais d'espoir aussi, qui persiste malgré que tout soit brûlé. Une espérance folle en un avenir pour les personnages phares, alors que le déchet d'humanité survit dans la crasse et le dénuement le plus total.

Tout semble mort, plus aucune plante ne pousse. Et si ? Et s'il restait de l'espérance ? C'est cette lumière, même vacillante, qui brille dans ces ténèbres.

C'est un roman dur, parfois brutal. Surprenant aussi par son côté fantastique qui apporte une touche d'étonnement et d'éblouissement dans toute cette noirceur.

1000 pages qui auraient pu sembler longues, mais la seule envie ressentie à la fin de la lecture est d'en reprendre pour quelques centaines de plus, tant ce road trip où les personnages se recherchent entre eux sans le savoir aurait pu durer encore.

À propos d'eux, il faut souligner que ce sont principalement les femmes qui soutiennent l'histoire, ce qui n'était pas si courant à l'époque.

Robert McCammon tient la barre tout du long, jamais les pans de sa structure ne menacent de s'effondrer. Vu l'ambition de son épopée, c'en est presque miraculeux. Swan Song est une nouvelle preuve de l'étonnant talent de conteur de l'auteur de Zephyr, Alabama, dans un tout autre genre. Épatant.

À noter la qualité du contenant, deux tomes au format semi-poche, avec un aspect volontairement inspiré des romans pulp de l'époque. Encore une belle réussite de cet étonnant éditeur qu'est Monsieur Toussaint Louverture, toujours soucieux de soigner l'objet pour mettre en valeur les textes.
Lien : https://gruznamur.com/2023/0..
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Et bien, elle est là… la 3eme guerre mondiale. Russes et Américains ont appuyé sur le bouton, ils ont envoyé tout ce qu'ils pouvaient de missiles et bombes nucléaires.

Swan Song, c'est le récit de cette apocalypse sur le territoire américain à travers les yeux de plusieurs personnages. On voit comment ils vivent les explosions - sans forcément savoir de quoi il s'agit au départ - la dévastation des villes, les blessures et radiations, mais aussi les conséquences sur le climat et le manque de nourriture. Peu à peu, les survivants s'organisent, les stratégies divergent suivant les natures et personnalités, elles s'affirment avec plus ou moins d'humanité face à l'horreur. Certains tableaux décrits par l'auteur nous montrent que la violence et la cruauté chez les hommes n'a pas de limites…

Les protagonistes ont des profils très divers. On va de Sister la SDF à l'ancien colonel devenu survivaliste, en passant par Josh le catcheur, Swan la petite fille aux mains vertes ou encore Rolland l'ado attiré par les armes. Mais ils ont en commun des parcours de vie souvent chaotiques. Au fil des chapitres, l'auteur nous dévoile l'histoire de chacun, au point que même les plus antipathiques peuvent nous toucher à certains moments. J'avoue que j'ai cependant une large préférence pour Swan, Josh et Sister.

J'ai découvert la plume de Robert McCammon avec « Zéphyr Alabama », un coup de coeur. Avec Swan Song, je découvre un nouveau registre de l'auteur car ici il nous immerge dans un thriller post-apocalyptique très sombre, avec son lot de scènes glaçantes et violentes où il faut avoir le coeur bien accroché. Ce n'est pas ce que je préfère, mais étonnamment ça passe, certainement grâce à l'écriture de McCammon qui sait décrire avec talent et mettre en tension les situations pour donner envie de découvrir la suite.

Une autre caractéristique de ce roman, c'est l'aspect fantastique qui prend de plus en plus d'importance au fil des chapitres. Des artéfacts qui créent un lien entre plusieurs personnages et apportent une dimension supplémentaire au récit. Pour le moment, cela ne me gène pas mais ne me convainc pas vraiment, le récit de ce thriller étant déjà très complet. le fantastique oriente le récit vers une lutte du bien contre le mal. A voir ce que cela donnera par la suite.

Quoi qu'il en soit, l'envie de suivre les aventures - et mésaventures - de nos protagonistes n'est pas entachée, bien au contraire. Hâte de découvrir la suite dans Swan Song II. Cela ne saurait tarder.
Merci à notre ami Senna qui a proposé ce voyage tortueux, en bonne compagnie avec Srafina, Siabelle et Gatsbi. ;)
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Après Zephyr Alabama et L'heure du loup notre petite troupe (Senna, Nadou 38, Siabelle et Gadsby) découvrons Swansong de Robert McCammon. Senna à l'affût de la sortie en français de ce classique (aux Éditions Monsieur Toussaint Louverture) de l'horreur nous emmène à sa suite dans l'apocalypse nucléaire du monde.
Cette histoire écrite en 1987 laissait encore planer la menace nucléaire entre les deux blocs, ces années voyaient fleurir les abris anti-nucléaires, les menaces et du coup les films et les romans relatifs à ce sujet. le sujet de ce fait me paraît familier.
Nous sommes en plein dedans avec Swansong, Les États-Unis et l'URSS s'envoient réciproquement des missiles nucléaires. La terre est dévastée. Des destins vont changer du tout au tout.
Swansong petite fille au visage d'ange va se retrouver prise dans cette engrenage, il faut la protéger. C'est Josh, géant au grand coeur, catcheur de son état qui va se retrouver à côté d'elle lors de la catastrophe.
A Manhattan, nous suivons Sister Creep une SDF un peu dérangée et Artie Wisco commercial en déplacement qui vont faire un bout de chemin ensemble. L'union fait la force.
Des groupes se forment mais la grande faucheuse sévit partout. Les gens tombent comme des mouches.
Dans les montagnes de l'Idaho, une mine transformée en camp retranché pour survivalistes, accueille de riches amateurs qui prévoient de se protéger des menaces extérieures. le colonel Macklin ancien héros de la guerre du Vietnam et Roland Croninger vont se retrouver liés après la catastrophe.
Trois groupes que l'on va suivre au fil de leurs pérégrinations à trouver leur chemin vers l'espoir ou le pouvoir selon leurs aspirations.
Le bien, le mal, le désespoir règnent. Tout n'est que ténèbres et destructions. Personne ne fait confiance à personne. Un espoir peut-être avec cette petite fille que des forces surnaturelles veulent protéger.
Le fantastique émerge au fil de la narration. L'apparition d'une sorte de fantôme qui hante Sister Creep et qui change d'apparence comme il veut représente la mort, l'ange de l'apocalypse. Sister Creep sent qu'elle a une mission à remplir grâce à un anneau de bijoux vitrifié par le feu nucléaire.
Nous les suivons au fil de leurs routes respectives. Chacun suit son chemin vers son destin.
Ceux qui me connaissent savent que j'ai du mal avec l'horreur. Ici je suis servie. J'aime beaucoup l'écriture de Robert McCammon mais certaines scènes m'ont fait passer mon chemin. Je voyais venir les actions et je sautais quelques lignes, quelques mots trop suggestifs que je savais pertinemment ne pas vouloir subir. Coeur trop sensible vous direz ;-)
Et pourtant à l'époque je me souviens avoir regardé le Fléau de Stephen King qui reprenait un peu ces mêmes thèmes.
Sinon, l'histoire est somme toute classique, mais McCammon a le don de rendre attachant ses héros, et leurs aventures nous accrochent et à chaque chapitre on se demande ce qu'il va leur tomber dessus et on n'est pas déçu.
C'est ma foi, la lutte du bien contre le mal, l'émergence des plus bas instincts humains qui sont mis en évidence dans ce roman. Une lueur d'espoir existe et c'est elle que l'on va suivre.
A bientôt pour la suite avec le tome 2 La glace et le feu.
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Une vrai claque, un chef-d'oeuvre!

Rares sont les livres capable de me plonger aussi profondément dans l'imaginaire. J'ai ressenti la sensation de vivre l'aventure avec les personnages.

Le roman de Robert McCammon est extraordinaire, chaque personnage créé (surtout Swan, Sister et Josh) paraît si réel, si bien travaillé dans leur comportement.

Je comprends le rapprochement fait avec le Fléau de Stephen King. C'est une oeuvre aussi grandiose.

Difficile de croire qu'il aura fallu attendre 2023 pour qu'une edition française voit le jour. Merci à Monsieur Toussaint l'ouverture.

Il ne me reste plus qu'à devorer le tome 2 pour suivre l'aventure.
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Ayant eu un coup de coeur pour le roman Zephir, Alabama, c'est avec mon groupe de lecture que je commence le livre « swan song » de notre auteur Robert R. McCammon qu'on affectionne beaucoup. C'est toujours un plaisir de lire avec mes amis.

On peut dire que je suis très contente de retrouver la très belle écriture de mon auteur que j'adore. C'est sa grande force, c'est grâce à elle que je termine ma lecture de ce bon pavé de 538 pages. On rentre dans une apocalypse et on découvre l'univers qui éclate et on fait la connaissance des protagonistes. On retrouve alors Josh qui détient une mission de protéger Swan qui possède un pouvoir. Sister c'est une sans-abri qui découvre un étonnant anneau de verre. Roland c'est un adolescent qui a complètement changé de vie.

C'est une très bonne lecture, l'auteur Robert R. McCammon sait très bien nous faire rentrer dans son monde. On rencontre des personnages attachants qui font en sorte qu'on les accompagne. On ne veut pas les lâcher. On est toujours en survie, on s'adapte dans un nouvel environnement et on se questionne sur le sens de la vie.
Ma lecture n'est pas toujours facile à cause des chapitres qui sont souvent longs mais je poursuis toujours car on veut vraiment savoir ce qui arrive. L'atmosphère est tendue, on essaie de se regrouper et on avance autant que possible. On ressent que mon intérêt est toujours là, l'histoire s'installe également et on devient plus familier aussi.

« Plusieurs vies, plusieurs trajectoires, un seul but : Survivre à la fin du monde ».

On se laisse toujours guider par la puissante plume de l'auteur Robert R. McCammon. Il sait très bien créer les décors, le côté fantastique donne une touche très attrayante et l'intensité est très bien présente. On voit des paysages qui ne sont plus du tout ceux qu'on connaît et on trouve aussi des gens qui n'ont pas toujours de bonnes intentions.

C'est comme lorsqu'on va au cinéma, c'est un peu ça « swan song » on s'évade et
on est ailleurs. On constate que les sous-titres sont accrocheurs et en plus la page de couverture est vraiment magnifique. Je remercie alors le groupe de lecture pour nos échanges, on peut aller voir les critiques déposées : @ Nadou, @ Srafina, @ Senna. On attend aussi le billet de @ Gatsbi. C'est toujours agréable de lire en votre compagnie. J'admire toujours le talent de mon auteur que j'aime et je continue avec bonheur la suite pour savoir ce qui se trame.

Je fais un petit clin d'oeil à @ Sylvie et je remercie les amis pour le plaisir du partage autour de la lecture.

Siabelle
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Je vous préviens tout de suite, les lectrices et lecteurs ayant adoré « Zephyr, Alabama » risquent d'être déçus, tant que ce roman est aux antipodes. Ici, c'est l'apocalypse et une fois de plus, Robert McCammon nous prouve que c'est un écrivain talentueux, capable d'écrire des récits aux thèmes différents, avec toujours une justesse et une adaptation à l'histoire. Fini donc insouciance de l'enfance et place aux vices de l'être humain.

Pour cette nouvelle sortie, notre petit groupe (Nadou38, Srafina, Siabelle, ainsi que moi) s'est agrandi avec notre Ami gatsbi. Une fois de plus, je leur ai imposé une lecture commune avec mon auteur préféré. Ça été un réel plaisir de partager ces échanges durant notre périple dans une Amérique apocalyptique. Par ailleurs, j'en ai profité pour offrir un exemplaire à mon frère. La réalisation est magnifique avec cette couverture vintage signée Bernard Khattou, imprimé à Beigles et façonné à Évreux et traduit par Jean-Charles Khalifa. Merci les Éditions Monsieur Toussaint Louverture.

On serait tenté de faire une comparaison avec « Le fléau » de Stephen King, mais à mon sens, l'analogie entre ces deux oeuvres n'a pas lieu d'être. Stephen King et Robert McCammon sont deux auteurs talentueux ayant chacun des qualités et des défauts. Ici, Robert McCammon va loin, très loin dans l'horreur. Finis les films aseptisés, car tous les personnages seront victimes de graves brûlures où autres joyeusetés, les laissant dans un état physique plus ou moins grave. Les terres désolées, devenues stériles, rappelleront aux joueurs de jeux vidéos des souvenirs (Fallout, Wasteland, Atom RPG, S.T.A.L.K.E.R).

Il serait intéressant de trouver les clins d'oeil ou autres références sur les nombreuses oeuvres auxquels l'auteur y fait des allusions. La plus flagrante est certainement « Le seigneur des anneaux ».

Une autre des forces de l'auteur, ce sont ses personnages. Même les êtres maléfiques m'ont plu. Je pense à ce cinglé de Lord Alvin , mais aussi le colonel Mcklin qui est habité par son fantôme du passé, le jeune Roland qui se prend pour un chevalier, mais aussi est surtout l'être polymorphe démoniaque qui parcoure les terres désolées. du côté des “gentils”, ces protagonistes sont très attachants, avec la petite fille aux fleurs (Swan), le géant catcheur (Josh), la débrouillarde (Sister Crep), la magicienne (Leona) et tout un tas d'autres secondaires. Toutefois, il m'a manqué un personnage principal, auquel je me serais vraiment attaché tel qu'un Michael Gallatin notre agent lycanthrope (« L'heure du loup ») ou bien Cory Mackenson (« Zephyr, Alabama »/« Le mystère du lac »).

Une fois de plus, l'écriture de Robert McCammon est efficace. Fidèle à lui-même, le récit offre peu de répit, et c'est bourré d'action. On a peur pour nos personnages. Ce qui est bien, c'est que même avoir tourné la dernière page, je sais qu'il y a un deuxième tome. Je vais le déguster comme il se doit, parce que je risque d'attendre encore longtemps pour lire un autre de ses livres.
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Tout ce que j'aime !!!

Les éditions monsieur Toussaint l'ouverture ont sorti en mai dernier ce roman qui date de 1987 et n'avait jamais eu de traduction française. Il est découpé en deux tomes de 538 pages.

Nous avons ici un roman post-apocalyptique génial !

Date d'écriture oblige, la fin du monde découle de la guerre froide et les présidents américains et russes font sauter la planète à coup de missiles nucléaires. Nous allons suivre quelques survivants : un catcheur qui reçoit pour mission de protéger une enfant qui semble connectée à la nature, une SDF à moitié folle qui trouve un étrange anneau de verre aux pouvoirs étonnants ainsi qu'un vétéran survivaliste coaché par un ado sans foi ni loi. Rode aussi un être étrange et malveillant…

Un roman choral captivant qui n'est pas sans rappeler « le fléau » de Stephen King au niveau de l'intrique mais aussi dans sa façon de creuser la psychologie des personnages.

C'est très intense et comme dans toute situation extrême, les hommes révèlent leur vrai nature : le meilleur comme le pire !

J'ai dévoré ce tome 1 et j'ai commencé le tome 2. Je retrouve avec bonheur tous les personnages et je pense que mon petit coeur va souffrir…

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La fin du monde n'a jamais été aussi divertissante.

"Le monde, lui, il continuera de tourner"
En marchant un peu sur la tête...

Boum, plus rien, juste l'hiver nucléaire qui s'installe, plongeant le monde dans une saison en enfer. Au milieu de ce chaos, trois duos émergent : un militaire et son lieutenant, prêts à affronter l'apocalypse ; une SDF et un pauvre hère ; et un catcheur accompagné d'une enfant (pourquoi un catcheur ? Ce n'est pas parce que c'est la fin du monde qu'on ne peut pas se divertir !).

Des histoires post-apocalyptiques, il en existe pléthore, rares sont pourtant celles qui parviennent à se démarquer. Swan Song y réussit brillamment, créant un univers réaliste agrémenté d'éléments fantastiques inhabituels, suffisamment intrigants pour susciter l'intérêt. Même en tant que lecteur de science-fiction rationnel, l'introduction de l'élément fantastique a forcément suscité une réaction de scepticisme, cependant, au fil des pages, le désir d'explorer davantage cet univers grandit, d'autant plus que l'intrigue se révèle être un véritable page-turner.

Des personnages bien campés, de la couleur, des femmes a l'honneur, et même les rôles secondaires ont droit a plus qu'un nom, même s'ils n'apparaissent que pour quelques pages. Ben oui, le monde se meurt et beaucoup vont le suivre, sauf nos protagonistes bien entendu, mais ils vont en chier comme jamais. Un conseil en cas de fin du monde, mourrez de suite, cela vous épargnera bien des tourments. le seul hic pour moi, c'est cette vieille rengaine du Bien contre le Mal. Peut-être que c'est parce que je n'ai pas eu la chance de faire mon catéchisme ou peut-être que je trouve que le monde est déjà bien assez binaire comme ça. Mais bon, chacun ses goûts, et apparemment, même la fin du monde n'y change rien.

Même si daté dans sa géopolitique à l'origine de la catastrophe, c'est bien le seul truc vieillot. L'auteur n'hésite pas à explorer les horreurs de l'après, de bien nous frotter le nez dans cette merde apocalyptique qu'est devenue l'humanité. Plus de 1000 pages avalées en une semaine : soit c'est le résultat d'une accélération mystérieuse de la lecture causée par les radiations, soit une indication de la qualité exceptionnelle du roman...
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