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Un livre fort, bouleversant, qui a marqué mon adolescence.

Le titre en lui-même est déjà magnifique et ouvre la porte à l'histoire dramatique de ces quatre amis de lycée.

J'aimerais le relire, après tant d'années, mais il est difficile à trouver et j'ai un peu peur de détruire un souvenir et d'être déçue. Je suis donc preneuse des commentaires de ceux d'entre vous qui auraient relu ce livre récemment.
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Un livre qui fleure bon une adolescence insouciante à Paris, dans les années 40.
4 élèves de seconde, inséparables, forment les 4 mousquetaires: François, Alain, Pascal et Hardrier sont unis comme les doigts de la main, en dépit de leurs différences, et se regroupent dans une cave de l'école, appelée Bételgeuse, repaire de leur amitié.
Mais à leur rentrée en seconde, Pascal, le meilleur ami de François et la tête pensante de la bande, meurt.Affecté par sa mort, François veut absolument comprendre le pourquoi du comment, et découvre que Pascal s'est suicidé.La douce folie des premiers moments laisse place alors à l'amertume, la déception, un passage à l'âge adulte avant l'âge.Tout cela émaillé par des querelles intestines entre les nouveaux élèves et les anciens, et les anecdotes habituelles à propos des professeurs, et des surveillants.
Bon livre, qui m'a rappelé les livres de Pagnol relatant son enfance, très imagé, et prenant.
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❤️ 📜𝕸𝖔𝖓 𝖗𝖊𝖘𝖘𝖊𝖓𝖙𝖎📜

Notre prison est un royaume est un des livres
qui a marqué mon expérience de jeune lecteur,
un de ceux qui vous touchent très profondément.
Roman de l'adolescence lu à la même époque ,
il avait répondu à certaines de mes questions que l'on se pose
quand on est jeune et pas encore adulte,
bien qu' aujourd'hui on se les pose encore, la vie, l'amitié, la colère, la mort.

C'est toujours un effort dangereux de relire,
à présent à notre grand âge ,ces livres que avaient
interpellé notre "moi" intérieur.
En ce qui concerne Notre prison est un royaume,
c'est ce que j'ai ressenti, à cette relecture,
face aux bêtises de potaches et autres farces idiotes que l'on découvre ici.
Elles nous rappelle l'atmosphère de "La guerre des boutons de Louis Pergaud "
et autres livres de cette époque.
On retrouve dans ce roman au travers des jeunes personnages ,
des moments extrêmement émouvants, sur des questions qui concernent ,la camaraderie
le sens de la vie , l'existentialisme .
C'est le livre le plus beau à mon humble avis de Gilbert Cesbron
et qui m'a laissé plus qu'autrefois des serrements de coeur .
Avec aussi "les Saints vont en enfer "plus ancré dans l'adolescence,
et "chiens perdus sans collier" sur la délinquance des enfants.
Cesbron comme, Maxence van der Mersch, auteurs humaniste ,
rempli de bon sentiments comme aussi le prêtre des rues , ...............
sont des auteurs qui m'on ému ,touché à l'extrême.
La trame du livre pour ceux qui ne l'on pas lu:
4 élèves unis comme les doigts d'une main malgré leurs divergences d'opinion,
se retrouvent à la rentrée époque 1940 ,! enfin devraient se retrouver et ....
.(je ne peux aller plus loin ,sinon je dévoile tout)
Dans ce roman construit avec une maîtrise par Gilbert Cesbron ,
on retrouve toutes les facettes , querelles, profs élèves, surveillants,
nouveaux apeurés, anciens un peu orgueilleux etc.. un cocktail détonants ,
mais tellement humaniste tout comme son auteur .
Un bon livre qu'il est bon de relire ,cela fait du bien, dans la lignée des Pagnol .
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Livre tout à fait remarquable. Rempli de spirales, de rebondissements, de fantaisies, de détresses, d'humours. Au pluriel.
De nombreux détails soutiennent la réalité : ça sent un certain vécu, bien que ce soit un roman.
Chez Cesbron je ressens toujours comme un agrégat de nouvelles ou de potentiels autres romans, mais qu'au final il parvient à mettre en musique et en donne un sens choisi, déterminé ; ou des sens ouverts, non terminés.

Cesbron devient un oublié, ce qui est injuste et dommage car son écriture, son art de conter vaut très largement le coup (littéraire).
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Une lecture d'adolescence dont j'ai gardé un souvenir ému.
Une belle histoire d'amitié, de potaches, de gamineries mais qui malheureusement se termine par un drame.
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Un des meilleurs Cesbron à mon goût qui aborde le thème de l'adolescence à travers la relation de quatre jeunes lycéens parisiens. Cela reste très ancien, avant 1950, et même si j'ai aimé ce livre, il me semble bien désuet de nos jours. Pourtant, le suicide des jeunes est bien plus fréquent aujourd'hui qu'à l'époque. C'est un roman très bien construit où l'on pénètre dans l'âme des personnages ce qu'ils ne parviennent pas toujours à faire entre eux.
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Gilbert Cesbron, c'est peu de le dire, est un auteur 'attachant". Non seulement parce que ses romans, ses nouvelles, ses essais ou ses pièces de théâtre nous émeuvent, nous touchent profondément (ce pourrait n'être que l'effet d'un savoir-faire très efficace) mais surtout parce qu'à travers ces oeuvres, filtre l'immense humanité de l'auteur.
Cette humanité, nous l'avions déjà perçue dans le bouleversant Les saints vont en enfer, où Gilbert Cesbron nous faisait plonger dans un bidonville de l'immédiate après-guerres, où se côtoyaient l'atroce et le sublime, avec un regard d'une infinie compassion pour les humbles et les déshérités.
Et la revoilà, cette humanité, dans cette chronique adolescente où chacun de nous retrouvera un peu de sa jeunesse. Cesbron n'a pas son pareil pour décrire les émois, les espoirs et les désespoirs, les petites joies et les grandes peines. Plus encore quand il s'agit d'enfants où de jeunes adultes, comme ici, dans Notre prison est un royaume (1948)
Dans un lycée comme on en a tous connus, ils étaient quatre inséparables, les "Quatre Mousquetaires" : François (Athos), Pascal (Aramis), Jean-Jacques (Porthos) et Alain (D'Artagnan). Alors que la vie de lycée se déroule, entre routine et épisodes tragi-comiques, un drame se prépare. Pascal disparaît, on apprend quelque temps plus tard qu'il s'est suicidé. François, son ami le plus proche, cherche à savoir ce qui s'est passé, et pourquoi.
Telle est la trame de ce roman profondément émouvant. L'auteur ne décrit pas "de l'extérieur" les états d'âme de ces adolescents en recherche d'eux-mêmes, au contraire il se place (et il place le lecteur avec lui) à leur niveau, il s'identifie à eux, à leur quête d'amour, ou d'absolu, ou simplement d'un sens à la vie. Les adultes, profs ou parents, restent des silhouettes, et s'ils influent sur l'intrigue, c'est par pure mécanique. le vrai thème du roman, c'est le passage de l'enfance à l'âge adulte, avec toutes ses interrogations, ses espérances, et parfois aussi ses déceptions.
C'est pourquoi ce roman ne peut que nous toucher. Vous et moi, et bien d'autres avant nous, et bien d'autres après nous, sommes passés par là. Nous pouvons comprendre ce qui passe dans l'esprit de ces enfants qui testent leur toute jeune maturité
Rendons grâce à Gilbert Cesbron de nous faire toucher, avec tant de vérité - et en même temps tant de pudeur - ces états d'âme qui jadis furent les nôtres.

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On ne lit plus beaucoup Cesbron, et c'est dommage, car, si les situations ont un peu vieilli, c'est plutôt bien écrit et souvent porteur d'une émotion simple.
Comme d'autres membres de Babelio, j'ai étudié ce livre au collège, en quatrième, c'est vous dire si ça remonte, comme dit l'autre (mais si, l'imprimerie existait déjà, bande de farceurs).
Les histoires qui se déroulent dans une école, fût-elle primaire ou secondaire, ou avec des écoliers, ont souvent connu le succès : le grand Meaulnes, La guerre des boutons, Les choristes, au cinéma … C'est vrai que peu de nous y ont échappé.
Dans ce livre-là se trouve un mélange assez bien dosé d'amitié et de vécu. Cesbron dépeint avec un réel talent les caractéristiques de tous ces adolescents très différents et hélas, comme dans la plupart des ses oeuvres, ça finit mal. J'avoue que je me suis souvent posé la question de l'ordre du titre, qui pourrait après tout fonctionner dans les deux sens. Pourquoi notre royaume ne pourrait-il pas présenter des relents de prison, à bien des égards ?
Lorsque nous avons étudié l'ouvrage, avec une professeure de français aussi moche que nantie d'une voix fort désagréable, mais exceptionnellement intéressante, la classe complète avait plutôt bien accroché, alors que l'action du livre ne se déroule qu'avec des garçons. le côté un peu mélo peut-être ? La description fine des relations amicales ? le choix du milieu scolaire, tout simplement ?
J'aimerais bien avoir l'avis d'un ado actuel sur le sujet.
En lui indiquant bien que le livre ne mentionne pas de téléphones portables, de connexion internet, de jeux avec manettes, que les élèves ne sont pas chaussés de Nike et n'ont pas d'écouteurs sur les oreilles en faisant de la patinette électrique …
Qu'en pensez-vous ?

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C'est la rentrée pour François qui rentre au Lycée. Il va retrouver Pascal, Jean Jacques et Alain ses amis inséparables comme les trois mousquetaires. Mais voila que Pascal manque à l'appel et la triste nouvelle tombe : Pascal est mort ! François encore sous le choc apprend qu'il s'est en fait suicidé. François n'aura de cesse de comprendre pourquoi son ami qu'il croyait connaître si bien s'est donné la mort.
C'est le livre que j'ai le plus lu ( 4 fois), la première fois j'étais adolescent . C'est un livre sur les adolescents et leurs rapports avec le lycée, leurs camarades et les adultes qu'ils côtoient a l'intérieur . Je précise que ce livre a été publié en 1952 et parle d'un lycée entre les deux guerres. Donc pas de portable, de texto et toute la technologie moderne mais il n'empêche que certains traits des personnages sont (je pense) toujours d'actualité aujourd'hui. L'égoïsme de ces jeunes gens, un égoïsme différent selon les personnages, qui transparaît le long de ce récit et qui va déclencher, de manière inconsciente, des tragédies qu'ils auront du mal a assumer.
C'est un livre qui m'a suivi et me suivra encore même si nécessairement ma vision évolue avec le temps puisque la prochaine fois que je le relirai je serai père d'adolescents. Mais ce que j'aime dans ce livre c'est cette humanité qui transparaît,le regard de l'auteur qui ne juge pas et l'intemporalité des personnages.
Gilbert Cesbron était un auteur très lu a une époque avec des titres comme "Chiens perdus sans collier", "Les saints vont en enfer", "C'est Mozart que l'on assassine", "Don Juan en automne", etc...Un auteur qui était en prise avec son temps et qui traitait les thèmes d'actualité souvent en rapport avec l'enfance. de nos jours, j'ai l'impression qu'il est tombé dans l'oubli et je trouve cela injuste.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
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C'est un livre que j'ai lu des multitudes de fois lorsque j'étais moi-même au lycée. Cela ne raconte pas mon lycée, mais un lycée d'une autre époque. Il traite du thème de l'adolescence avec son mal de vivre, le suicide et les amitiés.

En effet, l'histoire se situe dans les années 30, quelques jours avant la rentrée. Les personnages principaux sont 4 amis qui surnomment eux-mêmes les 4 mousquetaires : François Voisin (Athos), Pascal Delange (Aramis), Jean-Jacques Hardrier (Porthos) et Alain Fauchier-Delmas ( D'Artagnan) . le jour de la rentrée, les amis se retrouvent et reprennent leurs petites habitudes des années passées, pourtant, l'un des 4 Mousquetaires manque à l'appel, c'est Pascal Delange. le jour même, ils apprennent que leur ami Pascal vient de mourir. le jour de l'enterrement, François apprend par la bonne que son meilleur ami n'a pas eu un accident, mais qu'il s'est suicidé. C'est le choc. Avec ses amis, François décide découvrir ce qui a poussé Pascal à se suicider. La vie au lycée continue malgré ces événements difficiles, et l'on retrouve des chahuts, des rivalités et l'ambiance potache… Cette recherche, va faire grandir François, il va passer de l'enfance à l'âge adulte.

Le style est poétique ce qui donne une dimension terriblement mélancolique au livre. Après l'avoir relu, mon opinion n'a pas changée, j'ai pris le même plaisir qu'il y a 25 ans, j'ai été touchée par cette histoire comme lors de ma première lecture.


Lien : http://aproposdelivres.canal..
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