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4.23/5 (sur 11 notes)

Biographie :

Prêtre du diocèse de Paris en mission à Lille, Benoist de Sinety est aussi aumônier du département international des Scouts et Guides de France. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment La Fraternité sinon rien et Nos 7 péchés capitaux.

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https://www.laprocure.com/product/1513659/sinety-benoist-de-lazare-le-raviLazare le raviBenoist de Sinety Éditions du Cerf « (...) Alors que le christianisme, c'est pas ça. C'est pas une religion du devoir à accomplir. C'est vraiment dans la manière dont Dieu vient à notre rencontre. Et c'est cette rencontre personnelle qui est importante. le reste en découle mais ne peut en aucun cas faire l'impasse dessus. C'est vraiment la rencontre et c'est ce que j'ai cherché à montrer dans ce livre. C'est que ce livre, c'est d'abord un livre qui nous parle de la rencontre que Jésus veut avoir avec les personnages qui sont dans ce livre et à travers eux, avec chacun d'entre nous et que cette rencontre, ce n'est pas un mythe, ce n'est pas un truc réservé à une élite spirituelle, religieuse ou que sais je, mais qu'elle est possible, absolument pour chacun, pour les plus savants et pour les plus pieux comme pour les plus rebelles et les plus ignares (...). » ©Benoist de Sinety, pour la librairie La Procure Animation par Mathilde, libraire à La Procure de Paris

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Citations et extraits (9) Ajouter une citation
C'est au cours de cette dernière nuit, alors qu'il n'avait pas eu la force de gravir la première marche et qu'il était resté en bas, allongé sur la terre, en train d'implorer que le néant l'engloutisse, qu'un souffle parcourut sa nuque. L’humide saveur de la vie revenait à lui, le réchauffait, le bouleversait. C'était la langue d'un chien qui léchait la plaie de sa main, puis de l'autre, de ses pieds, de son front.

Un chien auquel il aurait jeté des pierres la veille encore. Mais il ne l'avait pas vu venir. Il se pensait déjà mort. Le brave chien était là. Son museau caressa le visage sans nom. Il se sentit aimé, silencieusement, sans raison. La salive du chien lui rendait vie. Il ouvrit les yeux : l'animal le lécha de plus belle, gémissant de plus en plus fort et qui tournait autour du corps, des bras aux pieds, de la tête au ventre. Le reniflant, le léchant, gémissant encore, dans un ballet frénétique que rien ni personne ne pourrait raisonner. Alors il put se relever.
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Ce qui avait décontenancé Lazare, dans les semaines qui suivirent la mise en terre de Marie, c'est de découvrir la foule de ceux qui se recueillaient sur son tombeau. Il entendit pour la première fois qu'elle était appelée par tous d'un surnom qu'il ne lui connaissait pas, la fille de Magdala, la Madeleine: le lieu de sa naissance devenait le nom par lequel elle était invoquée.

Un brave homme lui dit un jour: «C'est elle que j'invoque quand je me sens perdu, quand tout s'écroule, quand je fais des choses que je ne parviens pas à me pardonner... Je vais à la montagne, là où elle repose désormais. Je lui parle en lui confiant tout. Car je sais que son fiancé l'écoutera toujours ! » II avait souri devant cette expression. Il s'était dit que l'homme avait bien raison de penser que l'Amour de Madeleine pouvait tout recevoir, tout entendre, tout comprendre et tout accueillir. Qu'il pouvait tout pardonner.
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La rencontre avec le Christ est une rencontre de personne à personne, de chair à chair, d'esprit à esprit. Elle répond à la prière du prophète: « Mets en nous, Seigneur, un coeur de chair ! » Ce n'est qu'en acceptant d'être homme et femme que nous permettrons à l'Esprit de transformer ce monde par notre truchement, et d'y rendre visible cette Jérusalem de beauté, de concorde et de paix à laquelle tous nous aspirons.
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Il faut que des voix s'élèvent pour appeler au courage et à l'effort, pour que nous quittions nos torpeurs, pour nous déranger, pour rappeler haut et fort que le repli pas plus que la peur ne sont la solution aux défis de l'avenir.
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Ce qui fait le chrétien, c'est sa foi en Jésus-Christ. Et cette foi n'est véritableme que si elle passe oar la rencontre.
Rencontre personnelle dans le secret du code de celui qui prie - encore faut-il, piur cela, avoir appris à prier.
Rencontre communautaire entre baptisés dans le partage et la reconnaissance mutuelle de nos itinéraires spirituels, qui acceptent d'entrer en communion avec ceux de tous les autres à la lumière de l'Evangile.
Sans quoi, on peut bien se faire le chantre du christianisme, on ne défend en vérité qu'un système de valeurs, tantôt maculé de marxisme, tantôt profané par la morale bourgeoise.
L'Evangile n'appartient à personne, pas plus que le Christ. « L'Esprit souffle où il veut »: cette parole de |ésus doit nous vacciner contre tout désir hégémonique et totalitaire. Lorsque le Christ et son Eglise deviennent les otages d'un programme de conquête politique, nous nous perdons, nous nous discréditons. Pire : nous risquons de voir dis- paraître cela même que nous voulons préserver. Car ils sont nombreux à partir sur la pointe des pieds, ceux qui espéraient trouver dans nos com- munautés des lieux où s'abreuver d'une Présence donnant sens à leur vie et ouvrant une Espérance éternelle. lls quittent cette « Jérusalem » où ils pen- saient obtenir la réponse à leurs attentes, et où ils ne rencontrent que jugements, condamnations, replis sur soi, peurs et hypocrisies. Ils s' en vont sans très bien savoir vers qui se tourner - déçus et amers, mais sans fracas ni pétition.
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Qu'est-ce que l'homme? (...) On ne peut réfléchir à l'accueil du migrant si l'on met de côté cette question essentielle. Non pas d'abord en cherchant à déterminer ce qui fait le Français, le Grec ou le Papou, mais en s'attachant à réfléchir à l'homme.(...) Dès lors, toute vie est unique et essentielle et nous devons entendre proclamer cet intangible : aucune vie n'est inutile, aucune vie n'est méprisable.
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Nous voici aujourd'hui enfermés dans le silence : nous n'avons plus rien à dire, nous n'avons plus de projet pour cette terre. Et quand des migrants arrivent sur notre sol, nous redoutons qu'ils ne cherchent à s'emparer de notre gâteau. Cette attitude illustre le vide de nos vies alors que notre message devrait au contraire montrer que nous savons partager et accueillir.
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Comme si l'on avait voulu que la situation d'exilé soit par nature complexe et difficile, l'étranger, vivant régulièrement ou irrégulièrement sur notre territoire, doit effectuer un véritable parcours d'obstacles pour décrocher un travail. Or, c'est justement par le biais de l'emploi qu'il pourrait réussir son intégration.
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Oui, il faut sortir de l'imaginaire pour parler du réel. L'immigration, ce sont d'abord des hommes et des femmes qui souhaitent s'installer et vivre parmi nous. Ce sont des visages, des vies...
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